Abdelkader Bouazzara, comissaire de la troisième édition du Festival de musique simphonique a obtenu un magister au conservatoire d'Etat de Kiev (violon) en Russie. Il s'est, par la suite, consacré à l'enseignement du violon à l'Institut national supérieur de musique symphonique et au conservatoire d'Alger. Il a été producteur de l'émission Musique des peuples à la Radio algérienne de 1995 à 2003. Chef de l'orchestre symphonique national depuis 2001 à ce jour il est nommé en 2009
commissaire du festival culturel international de musique symphonique.
Midi Libre : Vous qui êtes commissaire de ce festival depuis sa création en 2009, que pensez-vous de cette troisième édition par rapport aux deux précédentes '
Abdelkader Bouazzara : La première édition a été vraiment un défi pour nous, puisqu'on l'a préparé en un court laps de temps, on a vu la participation de (12) douze pays avec les plus grands maîtres de la musique symphonique. Ils sont venus d'Italie, de France, d'Allemagne, de Corée, du Japon, d'Espagne' et autres.
Notre satisfaction a été de voir le nombre impressionnant de personnes venues assister aux concerts de cette première édition. De là notre responsabilité s'est trouvée renforcée et la deuxième édition a vu, cette fois-ci la participation de (18 ) dix-huit pays. Cette année voit déjà la troisième édition qui a eu pour mission de permettre l'accessibilité de la musique universelle aux mélomanes algériens, tout en poursuivant la culture de proximité à travers les tournées de l'orchestre national symphonique d'Alger qui a sillonné les 44 wilayas du pays en espérant arriver à « boucler » tout le territoire national dans les mois à venir. Le festival 2011 a réuni (21) vingt et un pays des quatre coins de monde. De ce fait, on peut dire qu'Alger a joué le rôle de capitale mondiale de la musique symphonique ; placée sous le thème de la continuité, cette expérience est merveilleuse pour nous.
Quels sont, pour vous,
les points forts de cette
édition '
Cette édition a vu, au cours de la dernière soirée, la naissance de l'orchestre cosmopolite, qui a «uni» les grands musiciens qui nous ont fait voyager à travers un univers musical sans frontière. Le jeune Espagnol, Ignacio Garcia Vidal, a conduit un orchestre composé de musiciens d'Afrique, d'Asie, d'Europe et d'Amérique, qui ont interprété une symphonie algérienne en plus des 'uvres universelles. Je tiens à préciser que la musique symphonique ne connait aucune barrière géographique ou linguistique ».
Y a-t-il eu des points faibles '
On n'a malheureusement pas vu la participation de la Syrie et de l'Egypte, et le désistement de la Russie en dernière minute.
Mais il y a des groupes musicaux qui nous ont surpris par leur excellente interprétation des 'uvres du patrimoine algérien.
C'était en quelque sorte la surprise du festival...
Oui, c'était vraiment une surprise et un grand honneur en même temps, il y a les Coréens qui nous ont vraiment ravis avec deux 'uvres algériennes, Abdelker ya Boualem et Malgré tout bladi nabgike. Le public a bien aimé le cadeau offert par ces musiciens étrangers qui nous ont démontré que la musique est un langage universelle.
Les étudiants des différentes écoles de musique ont certainement profité de ce festival...
Oui, on a organisé des masters classes et des conférences au bénéfice des musiciens et des étudiants de différents instituts régionaux de musique : Relizane, Sidi Bel-Abbès, Oran, Bouira, Constantine, Annaba' On les a invités pour l'occasion, afin de donner à tous les musiciens du pays la chance d'enrichir leurs connaissances en matière de musique classique. On a, en parallèle, honoré les directeurs de différents instituts régionaux de musique.
Quelles sont vos ambitions pour les prochaines éditions '
Tout d'abord, on va vivre un grand événement : le cinquantième de l'indépendance de l'Algérie, on va donc donner des concerts et de grands spectacles à travers tout le territoire. On va essayer de passer quelques concerts de la quatrième édition, qui se tiendra en parallèle des festivités de ce cinquantième. Cela permettra à plusieurs régions d'Algérie de découvriret connaître des musiciens étrangers. Notre ambition est également de former le maximum d'orchestres régionaux pour l'interprétation du répertoire universel, mais également celui de notre patrimoine.
Abdelkader Bouazzara, comissaire de la troisième édition du Festival de musique simphonique a obtenu un magister au conservatoire d'Etat de Kiev (violon) en Russie. Il s'est, par la suite, consacré à l'enseignement du violon à l'Institut national supérieur de musique symphonique et au conservatoire d'Alger. Il a été producteur de l'émission Musique des peuples à la Radio algérienne de 1995 à 2003. Chef de l'orchestre symphonique national depuis 2001 à ce jour il est nommé en 2009
commissaire du festival culturel international de musique symphonique.
Midi Libre : Vous qui êtes commissaire de ce festival depuis sa création en 2009, que pensez-vous de cette troisième édition par rapport aux deux précédentes '
Abdelkader Bouazzara : La première édition a été vraiment un défi pour nous, puisqu'on l'a préparé en un court laps de temps, on a vu la participation de (12) douze pays avec les plus grands maîtres de la musique symphonique. Ils sont venus d'Italie, de France, d'Allemagne, de Corée, du Japon, d'Espagne' et autres.
Notre satisfaction a été de voir le nombre impressionnant de personnes venues assister aux concerts de cette première édition. De là notre responsabilité s'est trouvée renforcée et la deuxième édition a vu, cette fois-ci la participation de (18 ) dix-huit pays. Cette année voit déjà la troisième édition qui a eu pour mission de permettre l'accessibilité de la musique universelle aux mélomanes algériens, tout en poursuivant la culture de proximité à travers les tournées de l'orchestre national symphonique d'Alger qui a sillonné les 44 wilayas du pays en espérant arriver à « boucler » tout le territoire national dans les mois à venir. Le festival 2011 a réuni (21) vingt et un pays des quatre coins de monde. De ce fait, on peut dire qu'Alger a joué le rôle de capitale mondiale de la musique symphonique ; placée sous le thème de la continuité, cette expérience est merveilleuse pour nous.
Quels sont, pour vous,
les points forts de cette
édition '
Cette édition a vu, au cours de la dernière soirée, la naissance de l'orchestre cosmopolite, qui a «uni» les grands musiciens qui nous ont fait voyager à travers un univers musical sans frontière. Le jeune Espagnol, Ignacio Garcia Vidal, a conduit un orchestre composé de musiciens d'Afrique, d'Asie, d'Europe et d'Amérique, qui ont interprété une symphonie algérienne en plus des 'uvres universelles. Je tiens à préciser que la musique symphonique ne connait aucune barrière géographique ou linguistique ».
Y a-t-il eu des points faibles '
On n'a malheureusement pas vu la participation de la Syrie et de l'Egypte, et le désistement de la Russie en dernière minute.
Mais il y a des groupes musicaux qui nous ont surpris par leur excellente interprétation des 'uvres du patrimoine algérien.
C'était en quelque sorte la surprise du festival...
Oui, c'était vraiment une surprise et un grand honneur en même temps, il y a les Coréens qui nous ont vraiment ravis avec deux 'uvres algériennes, Abdelker ya Boualem et Malgré tout bladi nabgike. Le public a bien aimé le cadeau offert par ces musiciens étrangers qui nous ont démontré que la musique est un langage universelle.
Les étudiants des différentes écoles de musique ont certainement profité de ce festival...
Oui, on a organisé des masters classes et des conférences au bénéfice des musiciens et des étudiants de différents instituts régionaux de musique : Relizane, Sidi Bel-Abbès, Oran, Bouira, Constantine, Annaba' On les a invités pour l'occasion, afin de donner à tous les musiciens du pays la chance d'enrichir leurs connaissances en matière de musique classique. On a, en parallèle, honoré les directeurs de différents instituts régionaux de musique.
Quelles sont vos ambitions pour les prochaines éditions '
Tout d'abord, on va vivre un grand événement : le cinquantième de l'indépendance de l'Algérie, on va donc donner des concerts et de grands spectacles à travers tout le territoire. On va essayer de passer quelques concerts de la quatrième édition, qui se tiendra en parallèle des festivités de ce cinquantième. Cela permettra à plusieurs régions d'Algérie de découvriret connaître des musiciens étrangers. Notre ambition est également de former le maximum d'orchestres régionaux pour l'interprétation du répertoire universel, mais également celui de notre patrimoine.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamel Boukarma
Source : www.lemidi-dz.com