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Abdelaziz Rahabi. Ancien diplomate : «L'Algérie n'est pas responsable du blocage de l'UMA» Economie : les autres articles



Abdelaziz Rahabi. Ancien diplomate : «L'Algérie n'est pas responsable du blocage de l'UMA» Economie : les autres articles
L'UMA dans son architecture actuelle est «dépassée» et il est de la responsabilité de l'Algérie de faire admettre à ses partenaires la nécessité de la «repenser».
C'est du moins, ce qu'a déclaré Abdelaziz Rahabi, ancien ambassadeur de l'Algérie à Madrid, qui estime dans un entretien à El Watan Economie que «l'Algérie peut proposer d'engager un débat sur la réforme de l'UMA pour plusieurs raisons».
D'abord, parce qu'elle «n'est pas responsable du blocage de l'UMA et à ce titre, elle n'a pas à assumer le passif en la matière». Ensuite, parce qu'elle «a donné plus que quiconque à l'intégration économique en finançant, notamment, pour plus de 200 millions de dollars, en pure perte, des projets industriels en Tunisie et en ouvrant son marché aux produits maghrébins». Et enfin, parce qu'«elle a adopté également un choix plus politique qu'économique en faisant transiter plus de la moitié de son gaz par le Maroc et la Tunisie».
Tout cela lui donne une sorte de «légitime crédibilité» pour convaincre ses partenaires de l'impératif de repenser l'Union. Si l'UMA est aujourd'hui en panne, c'est d'abord parce qu'elle est «le fruit d'un grand malentendu», estime M. Rahabi, se demandant s'il s'agissait «de concrétiser une aspiration des nationalistes maghrébins contenue dans le traité de Tanger en 1958 ou bien de former une espèce de syndicats de monarques ou encore d'aboutir à une intégration économique avec des économies peu complémentaires». Au sommet de Zéralda en 1988, les dirigeants avaient «mesuré le poids des différents blocages, mais ils étaient conscients de la nécessite d'une organisation régionale politique, économique et culturelle».
Le problème est, dit-il, que l'Union «reproduit ses propres contradictions en n'accordant pas la place qu'il faut aux opérateurs économiques et sociétés civiles au Maghreb qui s'imposent comme des acteurs et les moteurs du changement dans le Monde arabe».S'agissant du coût du non Maghreb, l'ancien ambassadeur soutient que «la croissance économique de la région «est plus tributaire de politiques économiques de chacun des pays et des exigences de bonne gouvernance que de la libre circulation de marchandises». Le fait est que les 5 pays du Maghreb font l'essentiel de leur commerce avec l'Occident et l'Asie, alors que les échanges entre eux ne dépassent pas les 3%. Tout le reste n'est que «marketing diplomatique visant à faire porter à l'Algérie la responsabilité du blocage de l'UMA».
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