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Abdelaziz Bélaà'd, président du parti Al Mostaqbal



Abdelaziz Bélaà'd, président du parti Al Mostaqbal
«Le climat politique dans le pays est délétère. Nous sommes arrivés devant une vraie impasse !» C'est ce que constate le président du parti du front El Mostaqbal et candidat à la dernière élection présidentielle, Abdelaziz Bélaà'd, hier samedi à l'occasion de la conférence nationale des élus de sa formation politique.Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Il citera comme exemple la dernière affaire qui a défrayé la chronique, celle des 19, ou, plus précisément, des «19-3». «Tout le monde, y compris un simple citoyen a le droit d'interpeller le président de la République. Làn'est pas le problème. Reste maintenant les arrière-pensées. S'agissant de cette question ou pas, seules des institutions constitutionnelles sont habilitées à s'y prononcer. Pour le reste, la fonction présidentielle doit être respectée (”?) Moi, je n'ai pas à me prononcer sur cette question. Je ne l'ai pas fait pendant la présidentielle et ce n'est pas aujourd'hui que je vais le faire. Moi, comme tout le monde, je vois à la télévision le chef de l'Etat recevoir des invités étrangers. Je m'en tiens à cela. Mais en même temps, nous assistons à une armada de responsables qui s'érigent en avocats du président de la République. Est-ce un Président d'un parti ou le Président de tous les Algériens '». Autrement dit, Abdelaziz Bélaà'd dénonce la polémique autour de cette question. «Cela a créé une polémique et une agitation stérile et inutile dans le pays. A terme, de telles polémiques sont de nature à nuire à la stabilité du pays.» Cela , avant de s'expliquer davantage : «Nous assistons ces derniers temps à des polémiques, des tiraillement, qui ont lieu y compris au sein du pouvoir. Les alliances sont, non plus autour des positions mais autour d'intérêts. Et on a de tout dans cette affaire : il y a des lobbies de l'argent, de l'étranger, des tiraillements liés à la guerre de succession, etc.» Bref, «la situation générale dans le pays se caractérise par un flou total, sur le plan politique». Et à la gravité de la situation politique, enchaînera encore Abdelaziz Bélaà'd, s'ajoute la crise économique, qui est bien réelle en plus d'une crise sociale, la plus dangereuse d'entre toutes les crises». S'adressant aux élus de son parti, Bélaà'd dira encore : «De nos jours, même les élections sont devenues un grand marché ! Et encore, le marché à proprement parler a ses règles, mais pas ce genre d'élections. Nous nous apprêtons à prendre part à des élections sénatoriales. Eh bien, moi, je ne vous donne aucune consigne de vote. C'est à chaque élu de se déterminer, en fonction de sa conscience, de la carte politique locale, de ce qu'il estimera le meilleur pour la wilaya et la nation.»Evoquant, par ailleurs, la situation des élus au niveau local et national, le président du front Al Mostaqbal la comparera à «une vraie pièce de théâtre. Comment expliquer, sinon, que l'élu local est devenu au service de l'administration, du chef de daà'ra, etc. Quant aux élus APW, c'est encore pire. Certains de ces élus donnent même l'impression de travailler chez le wali ! Cela, au lieu que l'APW tienne lieu d'un vrai parlement local pour débattre et décider des questions liées à la vie de la wilaya et du citoyen». Abdelaziz Bélaà'd plaidera, ce constat fait, pour la réhabilitation de l'élu, tant local que national. Sur un tout autre plan, et à l'occasion de la conférence d'hier vendredi, organisée à l'hôtel Ryadh à Alger, le député ex-FFS de Béjaà'a, Khaled Tazaghart rejoint officiellement le parti de Abdelaziz Bélaà'd. Au même titre que quatre autres élus de l'APW de Béjaà'a également transfuges du FFS.


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