Vingt mai-8 septembre 2012. C'est la durée des vacances pour les footballeurs de la Ligue 1, soit presque quatre longs mois sans compétition officielle mais qui ne riment pas forcément avec inactivité.
Pour l'ASO chlef, à titre d'illustration, unique représentant algérien en poules de la Champions League africaine, les vacances estivales n'ont pas duré longtemps. Elles ont même été écourtées par la nécessité de se préparer à cette importante et si exigeante échéance continentale qui propose aux poulains du député Abdelkrim Medouar deux grosses cylindrées tunisiennes et un sérieux outsider nigérian.
Pour être prêts au combat, les poulains de Rachid Belhout se sont d'ailleurs envolés dès la mi-juin au Maroc pour se préparer sur les hauteurs d'Ifrane disputant même quelques matches amicaux pour se remettre dans le rythme.
Et si l'ASO a été forcée de remettre plutôt que prévu le bleu de chauffe, quarts de finale de la Ligue des champions obligent, les autres pensionnaires de l'élite algérienne n'ont, de leur côté, pas trop tardé à emboîter le pas aux coéquipiers de la gâchette chélifienne Mohamed Messaoud.
La programmation d'un stage de préparation à l'étranger devenant incontournable pour meubler efficacement la longue trêve estivale, tous les clubs, à une exception près, ont déjà tracé leurs feuilles de route et jeté leur dévolu sur un complexe sportif maghrébin ou européen.
Cette exception a pour nom l'USM El-Harrach, dont l'entraîneur, le très controversé Boualem Charef, est abonné depuis près de cinq ans à Aïn Témouchent où il y effectue la grande partie de sa préparation estivale précompétitive.
Les autres, tous les autres clubs de Ligue 1 séjourneront, entre 15 et 21 jours, soit du côté de Tunis, soit au Maroc, en France, en Turquie comme le projette l'USMA ou en Pologne où le Mouloudia d'Alger a ses habitudes.
Des habitudes estivales qui risquent, encore une fois cette année, d'être quelque peu perturbées par le mois sacré du Ramadhan et ses contraintes, particulièrement en cette saison des grandes chaleurs, qui dictent aux athlètes de haut niveau une conduite assez légère en matière de charge de travail.
Cette nouvelle donne sacrée a, d'ailleurs, forcé bon nombre de présidents de club à songer à programmer, non pas un, mais deux stages précompétitifs, question de garantir à l'effectif professionnel une préparation estivale des plus complètes et doublement efficace.
Et si le premier stage est aménagé de la sorte qu'il coïncide avec la première vingtaine du mois de juillet, autrement dit juste avant le Ramadhan, le second interviendra inéluctablement après les fêtes de l'Aïd, sera meublé par une demi-douzaine de répliques amicales et fera ainsi office de répétition générale avant l'entrée dans le vif du sujet du championnat national. Car, bien que les trois coups qui tonneront dans le ciel algérien pour annoncer l'entame officielle du championnat professionnel, troisième du nom, tous les clubs, ou presque sont déjà dans les starting-blocks. Surtout que le marché estival des transferts s'est vite emballé dès le baisser de rideau de l'édition 2011-2012 et que la compétition officielle a semblé ne pas s'être estompée avec ce stage d'une quarantaine de jours de l'équipe nationale sous la coupe du toujours pointilleux Vahid Halilhodzic et cette trilogie du mois de juin qui a vu les Verts affronter tour à tour le Rwanda, le Mali et la Gambie dans les éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations 2013 et la Coupe du monde 2014. À cette longue et éreintante saison 2011-2012 succède, ainsi, une intersaison à rallonge qui est intervenue au printemps et qui ne prendra fin qu'aux premières heures de l'automne prochain.
Un inédit cadre temporel que les responsables de clubs doivent gérer intelligemment à même de pouvoir jeter efficacement les jalons d'une nouvelle saison qui risque, elle aussi, de s'avérer plus longue, plus exigeante et plus lassante que prévu dans la mesure où avec un intermède hivernal de la stature et de l'importance de la Coupe d'Afrique des nations 2013 qui aura pour cadre spatial l'Afrique du Sud, le calendrier risque d'imposer une cadence difficile à suivre.
R. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid BELARBI
Source : www.liberte-algerie.com