«Nos choix déterminent notre avenir.» Vue de loin, l'affiche donne à penser qu'il s'agit d'une campagne de sensibilisation au respect de l'environnement. Il faut s'en approcher pour y voir dessinée une urne avec l'entête du ministère de l'Intérieur. A près d'un mois des élections locales, c'est bien l'unique signe ostentatoire faisant référence au rendez-vous électoral. C'est le calme plat !Nawal Imès - Alger Le Soir) - Les spécialistes proclamés ont l'habitude d'affirmer qu'après les présidentielles, c'est les élections locales qui intéressent le plus les électeurs. En attendant de voir ces derniers se bousculer ou pas le 23 novembre prochain, ce rendez-vous électoral est pour le moment totalement éclipsé par une actualité dominée par la chose économique.
Difficile d'échapper à des écrits ou des discussions qui ne tournent qu'autour de la situation économique que l'on prédit de plus en plus difficile.
Le politique ' Il se fait timide alors même que les élections locales se tiennent dans un peu plus d'un mois. N'étaient les affiches placardées un peu partout dans les rues, il n'y aurait aucun indice indiquant l'approche d'un tel rendez-vous.
Il faudrait sans doute se rapprocher des quartiers généraux des partis politiques pour y ressentir de la fébrilité. Et pour cause, comme chaque élection, celle des membres des APC et des APW attire son lot d'ambitieux et d'opportunistes rêvant d'être têtes de liste, au mieux, dans la liste, au pire.
La bataille au niveau local fait rage. Les moins chanceux s'en remettent à leurs directions nationales espérant obtenir gain de cause.
Cette agitation et la pointe d'angoisse dans l'attente du verdict de l'administration restent en intra-muros. N'était la presse qui reprenait les complaintes des exclus et des candidats à la candidature malheureux, cela resterait du domaine du non-événement. Pas pour les services administratifs des communes. Sommés d'épurer les listes électorales, ces derniers sont à pied d'œuvre depuis plusieurs semaines déjà . Inscription de potentiels votants, radiation d'autres.
C'est le quotidien des agents mobilisés pour l'occasion. Il n'y a pas foule là non plus. Beaucoup de ceux qui s'y rendent vivent encore dans la crainte des représailles de l'administration. Ils préférèrent ne pas s'attirer ses foudres surtout s'ils sont demandeurs d'emploi ou de logement.
Le chantage à la carte électorale a encore de beaux jours devant lui. S'il n'est pas explicite, il est ressenti par beaucoup de citoyens qui, pourtant, ont des préoccupations qui ne sont pas de l'ordre du politique. Il suffit de prendre le pouls de la rue pour s'en convaincre.
Le pouvoir d'achat, la peur du lendemain, les prix des produits de large consommation font partie des priorités du citoyen. L'administration n'en a cure.
Face au spectre de l'abstention, elle continuera de marteler que voter, c'est pour l'avenir. La cible, quant à elle, ne peut pas toujours être atteinte.
La multiplication des chaînes de télévision offre la possibilité d'échapper au matraquage médiatique, certainement pas aux SMS que l'administration a pris l'habitude d'envoyer pour rappeler à chacun son «devoir» de citoyen tout en priant que la météo ne l'empêche pas de l'accomplir ou que la tiédeur de l'ambiance électorale ne lui fasse pas complètement oublier le rendez-vous.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N I
Source : www.lesoirdalgerie.com