Incontestablement, il y avait dans les gradins du stade du 5-Juillet un très beau spectacle à même de renvoyer, à un niveau inférieur, celui des stades européens.Les gradins affichaient une sportivité qui n'avait aucune relation directe ou indirecte avec celle du terrain. Cette nouvelle forme de «supportérisme» est à présent apparue. Des fans, souvent jeunes, manifestent ostensiblement leur présence dans les gradins pour donner du sens et du spectacle à la rencontre. Ils continuent, chaque week-end, à investir les gradins dans le souci d'encourager leur équipe tant à domicile qu'à l'extérieur. Ils encouragent de manière constante et démonstrative, et «mettent la pression» sur les joueurs rivaux et les arbitres par des huées. Ils cherchent à dominer les supporters adverses par des chants qu'ils mettent en scène, la veille de l'événement, ils déploient d'énormes tifos.
Ainsi, ils affirment l'authenticité de leur attachement au club et ils tentent de se constituer en acteurs en jouant le rôle de douzième homme. Il est clair que chaque stade a ses propres styles d'animations colorés. Ainsi «le supportérisme acquiert un sens nouveau : il devient pour certains, un enjeu à part entière, autonome par rapport à la compétition sportive. Au match entre les joueurs, se superpose celui entre les supporters», expliquait un supporter européen présent au stade du 5-Juillet. Mais sur le terrain, un contraste est venu froisser cette belle ambiance.
Quelques joueurs de l'USMA, n'ayant pas admis quelques erreurs d'arbitrage, se jetèrent sur ce dernier, comme pour se cacher derrière leur incapacité technique à préserver le score de 2-0. Dommage que des joueurs, qui se disent être professionnels et endossant le maillot d'un grand club, aient ce comportement qui porte atteinte au slogan visible sur leur terrain de Bologhine.
Le comportement est grave, voire décevant. Il y avait des joueurs surexcités, énervés et maladroits, oubliant qu'en face, des supporters venus aux premières heures de la matinée pour assister à une rencontre de football, repartiraient déçus par un comportement qui renvoie le niveau de la rencontre à celle des gamins qui se chamaillent pour la petite pelote faite de mouchoirs et de papiers. Ailleurs, ce n'est pas meilleur.
A Aïn M'lila, c'est la délégation de Chlef qui a connu l'une de ses mauvaises aventures : «Nous avons vécu l'enfer après la fin de la partie lorsque le président Cheddad, son frère, des dirigeants et des joueurs de l'ASAM, non contents du nul, se sont rués sur notre équipe dans les vestiaires, causant ainsi des blessures à nos joueurs, à l'aide de coups de poing et d'objets métalliques», a dénoncé le président du club qui a ajouté «l'arbitre Brahim aurait dû arrêter la partie à la mi-temps puisque le président de l'ASAM et ses acolytes ont pénétré dans ses vestiaires et l'ont menacé en notre présence».
«D'ailleurs, le referee a cédé aux menaces et a ajouté pas moins de sept minutes pour siffler la fin du match à la 97' juste après le but égalisateur marqué de la main», a vivement condamné le directeur général de la SSPA/ASO, Abdelkader Ouahab. Ainsi se dessinent quelques rencontres, qui versent dans le chantage et la menace pour une victoire qu'ils auraient, eux-mêmes, programmée la vielle. Où va-t-on dans ce climat ' Cette fois-ci, c'est l'entraîneur du MCO qui s'est lâché : «Ces derniers temps, des penaltys non évidents ont été accordés à nos adversaires, alors que notre équipe, depuis l'entame du championnat, n'a bénéficié que d'un penalty.
C'était lors du match de la 2e journée à Alger face au PAC, franchement, on a le droit de se poser des questions». Et d'ajouter au micro de nos confrères d'El Heddaf «le MCO sera condamné au repos forcé puisque la rencontre de la 22e journée avec le MCA à Alger est prévue le 13 mars. Ce qui a énervé le coach tunisien qui déplore cette programmation. Maintenant (il hoche les épaules), je vais laisser partir mes joueurs en vacances. Franchement, on veut nous casser ou quoi ' Trois semaines sans jouer, c'est beaucoup. Maintenant, s'il y a une volonté chez certains de nuire à la bonne marche de notre équipe, je leur dirai que le MCO restera debout, même s'il est condamné à l'arrêt, au moins, on en profitera pour récupérer nos blessés.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H Hichem
Source : www.lnr-dz.com