Les enfants rêvent souvent durant le mois de Ramadhan aux nouveaux habits qu'ils porteront durant les fêtes de l'Aïd.C'est le cas donc cette fois-ci et à moins de 20 jours de l'Aïd, certains parents font déjà quelques virées dans les boutiques et magasins de vêtements afin de satisfaire les besoins de leurs progénitures. Ce qui constitue un autre casse-tête à ajouter puisqu'en dehors des dépenses que coûte ce mois de Ramadhan, les malheureux parents font quelques sacrifices pour satisfaire leurs enfants quitte à s'endetter. " Moi, dira cette jeune mère de famille, j'ai deux garçons et une fille entre 7 et 12 ans et ils ne cessent de revendiquer de nouveaux vêtements pour l'Aïd. J'attends mon salaire de ce mois de mai avec impatience. Mais, si je me trouve à faire des magasins, c'est parce que je me suis résignée à me faire prêter de l'argent par mes proches pour faire des achats avant le grand rush lors de la dernière semaine où les prix vont doubler ", dira-t-elle montrant ainsi toute son expérience dans ces achats désormais devenus traditionnels à l'issue du mois de Ramadhan.
Il est vrai qu'il y a peu de monde dans les marchés et magasins du côté de Belouizdad et de Hassiba Ben Bouali dans les environs de la place du 1er mai (Alger).
" Vous savez, on n'a pas encore étalé toutes nos gammes, indique ce commerçant, car il n'y a pas trop de clients durant la première quinzaine de ce mois de Ramadhan. Mais, on s'attend comme d'habitude durant les dix derniers jours de ce mois sacré pour voir plusieurs clients faire les magasins. Quant aux prix, notre commerçant juge qu'ils sont et seront abordables bien que certains vont les trouver un peu cher. Faut-il pour cela apprendre que la vie est devenue dure depuis la crise économique due à la baisse des prix du pétrole dont notre pays n'échappe pas ", justifie ce commerçant bien avant d'exposer ses produits.
Un autre vendeur de vêtements note que les habits pour hommes et femmes et surtout les enfants se vendent très bien durant cette période. Il y en a qui veulent profiter avant le grand rush, mais ils ne savent pas qu'en réalité, les prix seront les mêmes sauf pour les nouveaux modèles. Ce qui est logique. Et puis, précisera-t-il " cela dépendra aussi de la marque.
En quête de nouveaux vêtements pour leurs enfants, les Algérois commencent timidement à prendre d'assaut les magasins, bazars et étals de marchés. Le virement de la paie du mois de mai en est la principale cause. La majorité attendent donc la rentrée de cette nouvelle paie pour faire quelques sacrifices afin de la partager entre les dépenses de ce mois de Ramadhan, celles des achats pour les produits consacrés à la préparation des gâteaux de l'Aïd-El- Fitr et bien évidement enfin les achats pour les enfants, entre autres. Car, au fond, même les jeunes cherchent aussi à passer l'Aïd avec de nouveaux habits.
Certains citoyens préfèrent faire leurs achats de vêtements dans les friperies à cause des prix nécessairement moins chers que ceux des autres magasins et marchés.
En tous les cas, à première vue, les prix sont sensiblement les mêmes que ceux de l'année dernière en attendant les dix derniers jours pour voir leur évolution. Ainsi, des baskets par exemple coûtent de 2000 DA jusqu'à 15000 DA, tout dépend de la marque et de la provenance de l'article.
Pour un pantacourt, il faut penser à un prix allant de 800 à 1200 DA. Un chemisier affiche entre 1000 à 2000 dinars. Les pantalons aussi varient entre 1500 DA à 5000DA. Des sandales entre 1000 et 1200 DA. Des sacs variant entre 1000 DA et 2500 DA selon les marques 'et ce n'est qu'un petit échantillon de prix en attendant les derniers jours du mois sacré pour voir quel sommet atteindront les prix des vêtements pour bien s'habiller durant la fête de l'Aïd.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd B
Source : www.lemaghrebdz.com