
Les rappelés du service national entre la période de janvier 1992 et septembre 1999 ne décampent pas de la place de la Grande-Poste, au centre d'Alger. Hier, ils étaient quelques dizaines à réclamer le chef d'état-major et vice ministre de la Défense, Gaïd Salah. Même la forte chaleur, qui régnait hier sur l'Algérois, n'a pas découragé les rappelés du service national qui, midi passé, scandaient encore «notre sacrifice ne sera pas vain». Ils étaient, en effet, quelques dizaines à avoir passé la nuit sur place, loin de chez eux et sous le ciel humide de la baie d'Alger. Dès les premières lueurs de la matinée, banderoles et pancartes à l'appui, les protestataires enchaînaient slogan sur slogan, revendiquant «leur droit à une reconnaissance morale et matérielle». Un cordon sécuritaire de la police encerclait les lieux, en prévision de quelque dépassement. Des automobilistes et des piétons de passage s'arrêtaient pour s'enquérir de la nature du rassemblement. Certains partageaient leur cause, d'autres pensaient que c'est trop demander. La coordination nationale des rappelés de l'armée, qui affirme qu'ils sont pas moins de 1,2 million de citoyens algériens, à avoir vécu la même situation entre la période de janvier 1992 et septembre 1999, exigent, pour rappel, la promulgation d'une loi pour fixer une pension mensuelle et bénéficier d'une retraite proportionnelle. De même qu'ils réclament bénéficier des dispositions contenues dans les textes portant sur la Charte pour la réconciliation nationale et la Concorde civile. Ils ne comprennent pas ainsi, comment les terroristes repentis qu'ils ont eux-mêmes combattus, au péril de leur vie, sont mieux considérés par l'Etat algérien. C'est à ce propos, qu'un des protestataires et à l'aide d'un mégaphone lança sur place : «Gaïd Salah nous disait durant les années 1990, vous êtes les défenseurs de la Nation. Aujourd'hui, que le calme et la sécurité sont revenus, grâce aussi à notre sacrifice, il reste cloîtré dans son bureau, sourd à nos appels de détresse. Nous ne quitterons pas les lieux, jusqu'à ce qu'il vienne personnellement nous voir».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mehdi Mehenni
Source : www.lesoirdalgerie.com