Photo : Riad
Par Sihem Ammour
La septième édition du Festival culturel national de la chanson chaâbi a débuté samedi soir dernier à Alger, au Théâtre de verdure Fadhila-Dziria, dans l'enceinte de l'Institut national supérieur de musique (Insm), en présence de la ministre de la Culture, Khalida Toumi, du commissaire du festival, Abdelkader Bendaâmache, de nombreux interprètes de chaâbi ainsi que d'un nombreux public.
En harmonie avec l'esprit des célébrations du jubilé de l'Indépendance de l'Algérie, le coup d'envoie de la manifestation a été donné avec l'interprétation par la trentaine de candidats en lice pour la finale du grand prix du festival de la mythique chanson d'El Hadj M'hammed El Anka, «El hamdou lillah mabkache istimaar fi bladna». Puis le commissaire du festival est monté sur scène pour l'allocution d'ouverture où il a souligné que l'édition de cette année est dédiée «à la mémoire du poète du 16e siècle Sidi Lakhdar Benkhelouf, soulignant que ce dernier était aussi un résistant, un sociologue et un chroniqueur de son époque.» Abdelkader Bendaâmache, a également rappelé que les 31 finalistes ont été sélectionnés parmi 203 participants venus de 24 willayas du pays lors des phases de sélections dont l'avant-dernière s'est déroulée cette année à Mostaganem, Jijel et Alger.La grande finale du grand prix de ce festival a débuté avec le passage des cinq premiers candidats sur la scène du Théâtre de Verdure Fadhila-Dziria, en l'occurrence, Touati Fatah de Annaba, Mezari Zahir d'Alger, Allal Houria de Ténès, Mâamar Belahcen de Chlef et Sayh Sid Ahmed de Aïn Defla, sous le regard du jury , tout ouïe, en présence d'un des maîtres de la chanson chaâbi, Boudjemâa El Ankis.La jeune interprète Allal Houria de Ténès, âgée d'une vingtaine d'année, est l'une des rares femmes qui participe dans le cadre de la compétition à ce festival. Elle a intégré l'association andalouse «El Othmania» de Ténès depuis quatre années et a participé à plusieurs festivals de la musique andalouse, nationaux et internationaux depuis 2009. Elle confie à propos de cette participation «La chose la plus essentielle pour moi est d'être présente à ce festival, plus que le fait de remporter le prix. Ce qui est aussi important, c'est que les voix féminines se fassent de plus en plus entendre dans ce genre de manifestation dédiée au chaâbi et j'espère que ma présence aujourd'hui va ouvrir la voie à d'autres femmes interprètes de chaâbi». Tandis que la première partie de la soirée a été animée par les interprétations de medh et de textes mystiques de Sidi Lakhdar Benklouf, la seconde partie de la soirée a été marquée par le récital donné par un grand nom du chaâbi, Kamel Bourdib qui a aussi mis a l'honneur une qcida dédiée aux louanges pour le Créateur et son Prophète, du grand poète
mystique de Mostaganem. Il a noté la grande affluence du public, dont de nombreuses familles qui ont répondu présent jusqu'aux premières heures matinales. A ce propos le commissaire du festival confie : «C'est le fruit de pratiquement huit mois de travail que je vois se concrétiser devant moi, c'est un grand bonheur de partager tout cela avec toute l'équipe qui accompagne la réussite de ce festival.» Il ajoutera que «c'est une finale qui se passe à l'extérieur, dans un théâtre de plein air, situé au niveau de la basse Casbah, ce qui donne un caractère très populaire, véritable lieu du chaâbi, en hommage à Sidi Lakhdar Benkhlouf, qui était très proche du peuple et qui nous a laissé une grande partie du répertoire de la poésie populaire dans laquelle puise la musique chaâbi. Ainsi, à travers cet hommage et l'interprétation de ses textes dans le cadre de ce festival nous préservons ce qu'il nous a légué. C'est en quelque sorte des témoignages vivants de siècles passés, et plus précisément du 16e siècle, qu'il nous a dépeint et ce n'est qu'aujourd'hui que nous pouvons le lire et comprendre les messages qu'il nous a légués».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S A
Source : www.latribune-online.com