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A la recherche de l'appui algérien



A la recherche de l'appui algérien
Le «printemps» est passé avec ses températures douces. En Libye, en Tunisie et au Mali, la verdure des islamistes et des djihadistes a bien pris ! Les luttes de pouvoir, les attentats et les mains coupées se disputent à la réduction des droits des femmes. Les régimes qui se mettent en place ne savent plus comment gérer la sécurité intérieure ni celle de leurs frontières.
L'apprentissage de la démocratie s'accompagne souvent par une sorte de laxisme de la part des services de sécurité. Un laxisme qui vise souvent à se faire pardonner les excès de la dictature. Ce laxisme a permis à un grand nombre de groupes terroristes de se constituer aux frontières de notre pays. La lutte contre ce phénomène qui déstabilise toute la région ne peut qu'être une affaire commune des Etats concernés.
L'expertise de l'Algérie est de nouveau recherchée. Elle est une fois de plus sollicitée pour aider à sécuriser les frontières de nos voisins et de les aider à mettre en place une stratégie de lutte contre les terroristes et le grand banditisme. La Libye et le Mali sont les deux pays les plus touchés. Mais la Tunisie devient un pays de transit pour des groupes terroristes qui souhaitent se «venger» d'un pays qui a fait de la lutte antiterroriste un axe principal de la sauvegarde de sa stabilité.
Les visites des Premiers ministres des pays concernés se succèdent à Alger. L'aide, la connaissance des mouvements, l'échange de renseignements sont sollicités. La fermeture des frontières devient souvent un impératif de sécurité mais l'avis et l'accord de l'Algérie sont demandés avant pour ne pas faire la même erreur que celle de notre voisin de l'Ouest. La longueur des frontières qui posent problèmes est très grande. Il s'agit de sécuriser plus de 3 mille kilomètres et souvent dans des zones désertiques. Les frontières fermées avec la Libye et le Mali sont longues de 982 kilomètres pour la première et de 1 376 pour la seconde. La frontière avec la Tunisie est longue de 965 km. C'est dire l'ampleur des moyens humains et matériels à mettre en place. La coordination avec la Tunisie peut se faire de manière assez bonne car ce pays n'a pas perdu son armée. Avec nos deux autres voisins, la donne est différente. Des pans entiers de leurs territoires ne sont pas soumis aux ordres du gouvernement. La chute de l'ancien régime a fragilisé davantage la Libye.
Les leçons n'ont pas été tirées de l'histoire récente de l'Algérie. Longtemps isolée, l'Algérie a lutté seule contre un terrorisme transnational sécurisant de ce fait bon nombre de pays voisins. Après le 11 septembre 2011, l'apport de l'Algérie dans la lutte contre le terrorisme a été reconnu par tous et partout. L'expertise des forces armées algériennes a été sollicitée par tous les pays ayant compris le caractère international du terrorisme islamiste.
Cette connaissance du phénomène, des groupes qui le composent et des moyens de lutter contre sont encore une fois mis à la disposition de pays dirigés par des gouvernements qui ont, souvent, montré leur hostilité envers l'Algérie et son refus de voir des nations intervenir dans les affaires internes d'un Etat.
Ceux qui ont, pendant une période, voulu montrer que l'Algérie était un pays peu stable se rendent compte que ce pays est devenu le moteur de la stabilité régionale. Nos voisins ont également compris qu'il n'était pas aussi simple de diriger un Etat si les relations ne sont pas bonnes avec ses voisins. Il était temps que le rôle de puissance régionale soit enfin reconnu pour l'Algérie. Il est temps pour nos voisins d'arrêter les divisions de leurs sociétés respectives et de s'atteler à stabiliser leurs régimes et de sécuriser leurs frontières. L'Algérie ne pourra que s'en réjouir.
A. E.
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