Par Saïd B.
Il n'y a pas que les commerçants qui spéculent sur les prix saisissant la moindre opportunité pour augmenter leurs tarifs.
En cette période d'été propice aux fêtes, les responsables des salles des fêtes s'en donne à c?ur joie. La concurrence est tellement forte que les prix augmentent " obligatoirement " à la grande joie des gestionnaires de ces sites, disons de " loisirs ". La preuve, il est quasi impossible de trouver une salle des fêtes si on ne se prend pas à l'avance pour la location de la salle. Ceci dit, on n'a pas encore parlé de prix, juste de pouvoir assurer une salle pour une date bien précise.
Mustapha de Bouzaréah raconte que je me suis présenté dès le mois de février dernier pour réserver une salle des fêtes et j'ai fait le tour entre Bouzaréah, Chevalier, Dely Ibrahim et les Grands Vents, mais, on m'avait déjà annoncé que c'est complet jusqu'à la fin du mois de septembre ! je n'en croyais vraiment pas mes oreilles ! Et en insistant, les plus " aimables des gestionnaires " me réconfortent en m'indiquant qu'"il faut revenir de temps en temps pour voir si quelqu'un se désisterait pour prendre sa place! ". Mais, là, je n'aurai donc point de possibilité de choisir une date précise et c'est bien compliqué, fait remarquer ce père de famille qui finalement a décidé avec le " consentement " de sa fille, la mariée de faire la fête à la maison. Et c'est ce qui s'est bien passé, pas plus tard que mardi dernier.
C'est donc le premier problème que rencontre la famille du marié ou de la mariée. Car ce qui s'est passé avec Mustapha est bien courant toute l'année, nous confiera un gestionnaire d'une salle des fêtes à Aïn Benian du côté du littoral ouest-d'Alger.
Pour les chanceux, il y a le handicap des prix
La recherche d'une salle des fêtes doit se faire des mois à l'avance, moyennant un versement d'arrhes. Pour une cérémonie en après-midi, il faut prévoir une somme de 200.000 DA pour une salle de moyen standing, majorée de 20.000 DA ou 25.000 DA pour sa réservation de nuit.
D'ailleurs, les moins chères sont cédée à un prix allant de 100.000 DA à 150.000 DA et ce ne sont que des petites salles juste pour des repas ou dîner seulement !
Car tenter de toucher des hôtels sans les citer, les prix affichés varient entre 600.000 et 800.000 DA la soirée, sans parler des surplus de consommation !
" Jadis, rappelait cette vielle gérante d'une salle des fêtes dans la capitale, l'été était plutôt réservé aux fêtes familiales, mais cette fois-ci et ces dernières années, ce monopole n'est plus temporel puisqu'il se déroule désormais tout au long de l'année. Les locations peuvent paraître astronomiques mais comme rétorquent la plupart de ceux et celles qui ont décidé de maintenir leurs fêtes respectives dans une salle des fêtes : " On ne se marie pas tous les jours " ou encore " C'est mon unique garçon et donc je dois lui assurer une fête digne de son statut " et c'est de même chez l'autre qui parle également de sa " seule fille " dans la famille et je veux marquer sa fête. Et qu'importe le prix ! ".
Seulement si les prix exorbitants n'est pas un frein à cette jouissance, cette situation met dans la gêne les familles qui n'ont pas les moyens de s'offrir ce luxe.
Des prix constatés dans les différentes salles des fêtes on citera, entre autres : Les salle des Crêtes à Draria, El Walimate à El Biar proposent le prix de 300.000 DA. Les Grands Vents à Dély-Ibrahim et la salle Rayan à Chéraga louent à 350 000 DA !
Quant à la salle du terrain de golf de Dély Ibrahim, si elle est libre est louée à 200.000 DA?
Y a-t-il une réglementation
à appliquer '
Oui diront les connaisseurs :il y a le décret du 4 juin 2005 s'il n'a pas changé d'ailleurs, dira ce client très au courant des prix pour avoir eu affaire à plusieurs salles des fêtes pour sa famille nombreuse avec ces " fêtards ". Il y a le certificat de conformité de la bâtisse qui est exigé. Et il faut l'avoir du côté de la direction de l'urbanisme, de la construction et de l'habitat.
Ceci d'une part, d'autre part, il devrait y avoir un " contrat " entre le client et le gestionnaire de la salle pour bien éclaircir les responsabilités, droits et devoirs.
Et puis il y a cette histoire d'hygiène pour assurer sur le plan sanitaire tous les invités, sans oublier cette histoire d'absence de parking qui a débouché sur la fermeture de plusieurs salles des fêtes.
De plus, personne n'oserait contredire le propriétaire de la salle pour assurer la climatisation telle qu'il faut surtout lorsqu'il fait très chaud et que la salle affiche bien complet.
Ce sont là, également quelques aléas pour ceux qui choisissent de faire la fête dans une salle.
Encore faut-il faire remarquer que rares sont les familles qui acceptent de se contenter de leur maison y compris dans un appartement dans un immeuble pour assurer la fête leurs progéniture.
Quelques clients mécontents n'ont pas hésité à saisir l'association de protection des consommateurs APOCE pour des requêtes dénonçant des dépassements de la part des propriétaires des salles des fêtes. D'où justement la nécessité d'un " contrat " qui devrait être signé par les deux parties, le client et le propriétaire, mais malheureusement cela n'existe pas.
Et là, les directions du commerce pourraient bien s'impliquer en exigeant, à titre d'exemple, un cahier des charges pour les propriétaires et gérants de ces lieux de jouissance. Ces cahiers des charges devraient contenir les prestations de service, les prix, les marges bénéficiaires, etc. Mais, pour le moment ce n'est pas encore dans les prérogatives de ces directions du commerce?
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S B
Source : www.lemaghrebdz.com