De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari
L'exposition que les Algérois ont eu l'occasion d'apprécier au Bastion «23» est au Parlement européen à Bruxelles jusqu'au jour d'aujourd'hui. Œuvre collective, soutenue par Antonio Panzeri, délégation Maghreb et Laura Baeza, chef de la délégation de l'UE en Algérie, «Alger, regards croisés» est un produit de qualité, bon à voir, du travail intéressant.
Au vernissage bruxellois, beaucoup et du beau monde. Le cinquantenaire de l'indépendance continue. Des diplomates, des représentants de la société civile, européenne, belge et/ou belgo-algérienne, des journalistes, des curieux, des amoureux d'Alger. Pour les photographes-artistes algériens qui ont capté des lieux, des instants, des rencontres, il s'agissait de «raconter leur ville, son patrimoine, raconter le quotidien des petites gens, La Casbah, Bab-El-Oued, Belcourt…». Les Européens, leurs collègues, il fallait «se saisir de la ville» ; d'un mot, ne pas passer à côté de cette «Méditerranéenne qui étale son charme, sans fard, sans faux-semblants, baignant dans une lumière éblouissante, se livrant, entière…». Louiza Sid Ammi, J. A. de Corral, Sarah Bellache, C. Wachter, El Hadi Hamdikène, M. Beckhäuser, Rafik Zaïdi, C. Paulicevitch, Sid-Ali Djennidi, E. Zavoli, Rachida Azdaou, R. Kazmiercack, Farid Djema, J. Oddy, M. Guesmia, C. Grandjean, Reda Samy Zazoun et Rafik Laâgoune ont donc pris leurs aises et leurs espaces dans Alger, au Bastion 23, tout d'abord (2011) et, depuis le 10 de ce mois à Bruxelles, au Parlement européen. Rien que ça ! Cependant, ils méritent d'être accueillis dans un endroit aussi prestigieux, ils disent, racontent et subliment Alger. Annouar Benmalek en préfaçant le travail de ces artistes associés écrivait : «Imaginez la rencontre improbable de tous les architectes (et «assimilés») qui ont contribué peu ou prou à dessiner le visage d'Alger au cours des siècles, avant et après l'indépendance du pays : le Berbère, le Romain peutêtre, le Juif, l'Africain noir, l'Arabe, l'Ottoman, le Français, le Maltais, l'Italien, l'Espagnol, sans compter, plus récemment, le Brésilien, le Canadien, le Chinois…» Dans le guide de l'exposition en page 6, le texte accompagnant la belle prise de notre collègue Louiza Sid Ammi dit «Alger, de tout convoitée. Ville mystérieuse. Ville attachante. Ville repoussante…» et, plus loin : «Narguant la mer, lézardant sous les rayons du soleil.» Pour que l'aventure qui a commencé selon Wahiba Labrèche, autre contributrice pour la réussite de l'expo, à la Villa Abdellatif, où l'équipe de l'Agence algérienne pour le rayonnement culturel a accueilli les hôtes, il fallait un coup de pouce supplémentaire, une autre pièce à l'édifice. Le 18 octobre 20111, Khalida Toumi apporte sa caution en inaugurant avec Laura Baeza pour l'UE, l'exposition. La ministre de la Culture, bent lebled, ne pouvait passer cette occasion de laisser s'échapper «El Mahroussa», l'autre nom d'Alger. Sidi Abderrahmane, le saint protecteur, veille pourtant. L'évasion bruxelloise d'Alger est éphémère. L'exposition reviendra. Alger aussi. C'est écrit, c'est une fatalité. Paroles de Momo. Dans son discours, interminable, sur Alger, Momo disait aussi «Pourquoi ce souffle lèche les lambeaux / de la vérité accrochée à tes pans ' C'est vrai, pourquoi ' «L'exposition Alger, regards croisés» prendra ses quartiers à partir de fin août, début septembre à Espace-Magh (Maghreb) à Bruxelles. Le Cinquantenaire continue.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A M
Source : www.lesoirdalgerie.com