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À l'initiative de l'association AmusnawSéminaire sur l'implication de la femme dans la vie publique



À l'initiative de l'association AmusnawSéminaire sur l'implication de la femme dans la vie publique
Organisé par l'association culturelle Amusnaw, et ce, dans le cadre d'un projet de "renforcement des capacités et la formation en leadership pour renforcer la participation des femmes dans la vie publique", le siège de l'APW de Tizi Ouzou a abrité, jeudi dernier, un séminaire sur "la présence des femmes dans les institutions, état des lieux et perspectives". La rencontre a été animée par de nombreuses conférencières venues de plusieurs régions du pays.Lors de son intervention, Mme Nadia Aït Zaï, universitaire et directrice du Centre de documentation sur les droits des enfants et des femmes, a présenté un long aperçu sur les droits politiques des femmes algériennes, de la Révolution à nos jours. L'oratrice rappellera également cette lutte entre "modernistes" et "régressistes" au temps du parti unique, avant l'avènement du multipartisme, et le mouvement féministe algérien qui s'était constitué dans la clandestinité la plus totale. "Durant le temps du parti unique, c'était le père qui votait pour tous les membres de la famille, y compris la femme. Cette loi allait être reconduite en 1989, mais un mouvement de femmes mené par Khalida Messaoudi (actuelle ministre de la Culture), avait poussé le président de la République de l'époque à saisir le Conseil constitutionnel et déclarer cette loi anticonstitutionnelle", dira l'oratrice.
L'autre intervenante, Me Lila Hadj Arab, avocate bien connue et ex-députée, chargée de la condition féminine au RCD, fera, quant à elle, une lecture politique de la loi du 12 janvier 2012, fixant les modalités, augmentant les chances de la femme algérienne à la représentation dans les assemblées élues. Selon Me Hadj Arab, "les pseudos réformes politiques initiées par le pouvoir algérien dans un contexte national marqué par des protestations ne sont, en réalité, que des effets d'annonce destinés à leurrer l'opinion internationale et les chancelleries plutôt que de répondre aux attentes de la société". Selon la conférencière, "le texte de cette loi est très court car il ne comporte que huit articles. Son champ d'application est très restreint et ne fait aucune obligation pour une représentation féminine significative au gouvernement, ni même au sein de la Chambre haute du Parlement", ajoutant que "le même constat est valable pour le Conseil de la nation où aucune femme n'est élue. Seules dix femmes ont été désignées sur les quarante-huit membres du tiers présidentiel". Lila Hadj Arab dira encore : "Il faut savoir que sur les cent-quarante-quatre femmes parlementaires élues, une seule femme occupe la fonction de présidente de commission sur les douze que compte l'APN."
En conclusion, Me Hadj Arab présentera un ensemble de propositions, suivant une politique favorisant la représentation des femmes dans toutes les instances décisionnelles publiques, à tous les niveaux, et assurant l'égalité entre les hommes et les femmes dans les droits civils et politiques.
Enfin, d'autres conférences, toutes aussi intéressantes, ont été animées par Mme Soumia Salhi, psychologue et cadre de l'UGTA, Daoudi Ounissa, maître de conférences et Siagh Mohamed-Saïd, sociologue et consultant, sur la place de la femme dans la vie publique et les institutions algériennes, alors que le séminaire a été clôturé par la projection de spots d'information sur les violences que subissent les femmes en Algérie.
K. T
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