
Le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes), a décidé d'observer une journée de protestation le 15 novembre prochain. Le syndicat tire la sonnette d'alarme sur une université en danger et appelle à des mesures urgentes de sauvetage.Salima Akkouche – Alger (Le Soir) – «Rien ne va plus à l'université», dénonce Le Cnes (Conseil national des enseignants du supérieur). Selon Abdelmalek Rahmani, coordonnateur du syndicat, le malaise est partout que ce soit du côté pédagogique, de la recherche ou encore de la gestion des ressources financières. Pour tirer la sonnette d'alarme, le Cnes, qui a réuni son conseil national samedi dernier, a décidé d'une journée de protestation le 15 novembre prochain, comme première action. «C'est une journée d'alerte pour demander à la tutelle et aux pouvoirs publics de réagir pour sauver l'université car la situation est gravissime, aujourd'hui, soit on décide de livrer l'université à un malaise généralisé soit les pouvoirs publics décident de s'intéresser un peu à ce qui se passe dans l'université publique qui est en danger», a indiqué M. Rahmani. Le pouvoir d'achat des Algériens en général et des enseignants en particulier, dit-il, va mal et les pouvoirs publics n'ont aucune stratégie pour changer la situation. «Il faut un courage politique pour arrêter ce massacre, à quoi sert de faire chaque année grève pour demander des augmentations salariales, qui n'auront aucun impact puisque au final, le pouvoir d'achat reste affaibli et les pouvoirs publics restent incapables de trouver une solution à sa dégringolade», souligne cet enseignant universitaire. Selon lui, les dernières augmentations salariales datent de 2008. Depuis cette année, 30 000 enseignants ont été recrutés et qui n'ont jamais connu une augmentation de salaire. 80% des enseignants, poursuit l'intervenant, touchent un salaire mensuel de 46 000 à 56?000 dinars. Pour sauver l'université, estime le Cnes, il ne suffit pas de faire une évaluation du système LMD. Le syndicat appelle à un diagnostic général afin de trouver une issue à la crise. D'ailleurs le syndicat qui dit disposer de solutions demande une réunion avec l'ensemble des acteurs pour en discuter.Ces rencontres avec le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dénonce M. Rahmani, ne sont jusque-là que «protocolaires». Le Cnes qui réunira prochainement son bureau national n'exclut pas d'autres actions de protestation si leur cri d'alerte ne sera pas entendu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S A
Source : www.lesoirdalgerie.com