En dépit du contexte sanitaire et l'interdiction de tout regroupement, nombreux étaient, hier, les habitants de la commune d'Irdjen qui ont tenu coûte que coûte à rendre un dernier hommage à l'écrivain, au journaliste et à l'enseignant, Mouloud Achour, décédé avant-hier à Alger à l'âge de 76 ans.Au cimetière du village de Tamazirt, où les membres de sa famille, ses amis d'enfance, les habitants du village natal et aussi beaucoup d'anonymes se sont rassemblés pour cette cérémonie des derniers adieux, il y avait de la tristesse, de l'émotion mais aussi de la fierté. Une fierté pour ceux de sa génération qui ont eu à le connaître depuis son enfance et aussi pour les jeunes générations qui ont eu à le découvrir à travers son parcours professionnel, notamment ses romans.
Mais au-delà du parcours professionnel de Da L'Mouloud, comme tout le monde l'appelle respectueusement dans la région, ceux qui ont eu à le connaître gardent particulièrement de lui le souvenir d'un homme modeste, humaniste et très affectueux. "Bien qu'il ait vécu le plus clair de son temps à Alger, lorsqu'il venait au village, ce qu'il faisait d'ailleurs à chaque fois que l'occasion se présentait, on retrouvait en lui l'homme qu'on a toujours connu, toujours modeste, souriant et à l'écoute des siens", a témoigné un de ses amis d'enfance visiblement choqué par son décès subit.
"C'est un homme théoriquement très occupé, pourtant il ne ratait pas un seul événement familial, triste ou heureux. Il est resté très attaché à sa terre natale, à sa famille et à tous les siens. À chaque fois qu'il venait il aimait se remémorer des souvenirs d'enfance dans les moindres détails. Et voilà que par amour à sa région, il a toujours émis le v?u d'être enterré parmi les siens au village", se rappelle un membre de sa famille, lui aussi profondément affecté par cette perte.
C'est, en effet, sous un olivier, dans le carré familial des Achour, aux côtés de plusieurs membres de sa famille, que Mouloud reposera désormais pour l'éternité. "S'il y a un point commun entre Mouloud Achour et Tahar Djaout c'est l'amour du village", nous dira, pour sa part, Salah, un ancien journaliste qui a eu à rencontrer à maintes reprises l'écrivain. À noter qu'aucun responsable local n'a assisté aux funérailles de cet écrivain qui a eu ainsi droit à un hommage purement populaire et sincère.
Samir LESLOUS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samir LESLOUS
Source : www.liberte-algerie.com