La vieille bâtisse du tribunal d'Hussein Dey (cour d'Alger), qui se trouve à quelques encablures du siège de la cour d'Alger, sise, place «Emiliano Zapata» - Ruisseau, ne désemplit pas y compris les weekends. Oui, lorsque des suspects sont interpellés un jeudi, un vendredi ou un samedi, il faut bien les entendre, et les programmer, soit pour une comparution immédiate, en tout début de week-end, soit pour les jours à venir. C'est pourquoi le «maigre effectif» de la juridiction, des permanences est établi, raisonnablement, en vue d'un bon fonctionnement, dans le respect des uns et des autres. Evidemment, un effort soutenu est déployé par les services de sécurités et notamment ceux du XIVème de la Dgsn, de la gendarmerie, située sur la même aire habitable. D'ailleurs, le tribunal lui-même ne s'en trouve pas éloigné. C'est dire la facilité de transmission et de communication! Les matins, très tôt, les citoyens se précipitent, dans un exemplaire ordre, au guichet unique, partagé en deux espaces commodes et respectueux des us et coutumes des juridictions. Le citoyen est vite servi. Le personnel est là, veillant à ce qu'aucun os, ne vienne gripper la machine bien huilée. Perché au second étage, le procureur en titre supervise sans se manifester, les opérations. Le poste de police est là, à toutes fins utiles, veillant à ce que l'ordre soit respecté par tous. L'officier Nasser, participe, lui aussi, ainsi que certains agents, à la bonne marche du service, comme par exemple, aider les handicapés, à monter la dizaine de marches de l'entrée principale. Au 1er étage, c'est le couloir des juges d'instruction. Le doyen, lui, enfermé dans son bureau, entend un inculpé qui sort du bureau, quelques minutes après en s'exclamant: «Il est formidable, ce juge!» Un silence «assourdissant» accueille les visiteurs, surtout, ceux accompagnés de leurs conseils, et comme la tradition, le veut, ces messieurs-dames se présentent, les tripes et l'estomac mouillés. Comme le laisse entendre l'adage: «Ne craint le feu, que celui qui a, dans son ventre, de la paille!», les inculpés savent à quoi s'en tenir. Un étage plus haut, il y a des citoyens venus voir la présidente du tribunal, ou le procureur, pour éclaircir un point. Les visiteurs sont évidemment sagement assis, silencieux, mais impatients de vider leurs «besaces» devant qui de droit! L'audience du pénal vient de commencer au rez-de-chaussée. Un rôle pas possible fait que les justiciables, demeurent impassibles, à la limite de l'angoisse et les victimes font une tête, mais alors, une de ces «têtes»... Les avocats ont, comme à chaque audience, la bougeotte et il y a de quoi: un coup de fil, une vibration, font que certains quittent précipitamment, mais provisoirement, la salle d'audience. Ainsi, des détails sont ainsi relevés dans une des plus importantes juridictions du pays, qui fait rêver!
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdellatif TOUALBIA
Source : www.lexpressiondz.com