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A CHACUN SES INTERETS



A CHACUN SES INTERETS
Alors que l'actualité nationale prend les allures d'un feuilleton à rebondissements avec pour scène Ghardaïa et le conflit arabo-mozabito-maléko-ibadite, pour tout résumer, alors que le monde attend les résultats de Genève 2 pour décider du sort de tout un pays, nos partis politiques continuent à s'activer fébrilement autour de la prochaine présidentielle. Hormis l'officialisation, sans surprise, de la candidature de l'ex-chef du gouvernement et grand battu des élections de 2004, Ali Benflis, l'électrocardiogramme de ce début de la période «probatoire» des 45 jours demeure désespérément à plat. A se demander ce qui pourra emballer une élection dont la seule inconnue reste toujours et encore la participation du président sortant au rendez-vous d'avril.Rien, serait-on tenté de répondre tant les prises de parole de certains patrons de partis ne laissent aucune équivoque quant à un éventuel quatrième mandat de Bouteflika. Des déclarations qui sonnent comme une annonce de candidature tant l'empressement est fort et l'attente grande. En effet, comment peut-on qualifier l'insistance catégorique d'un Saâdani, qui s'est érigé en véritable porte-parole d'El Mouradia, en absence de toute réaction officielle quant aux intentions de l'actuel chef de l'Etat ' Si dans les premiers temps la participation de Bouteflika s'écrivait au conditionnel, le ciel commence peu à peu à se dissiper et l'horizon des présidentielles à se faire plus dégagé. Maintenant affirmer avec certitude que Bouteflika sera candidat à sa propre succession, il n'y a un qu'un petit pas vite franchi avec les nouvelles qui parviennent d'Alger où on évoque les congés «techniques» des deux ministres qui auront à conduire la campagne électorale de Bouteflika.Ce point réglé, le reste, comme attendu, n'est que détails et figurants pour donner le change vis-à-vis des chancelleries étrangères. Des puissances qui ne se soucient guère de la bonne marche de la démocratie tant que leurs intérêts sont protégés, mais qui ont besoin d'un minimum de visibilité pour une consommation exclusivement intérieure. Le reste, ce sont les autres candidats qui se sont prononcés avec, au premier plan, Benflis, Benbitour, Hanoune en parfaits faire-valoir apportant plus de crédibilité à un scrutin déjà joué et gagné. D'autres noms complètent également le casting pour faire comme si. Pour les grandes lignes partisanes, deux tendances générales se dégagent des quartiers généraux politiques avec une majorité pro-Bouteflika avec à sa tête un FLN insistant, un Taj reconnaissant et un RND attentiste. L'UGTA de Sidi Saïd fait aussi partie du nombre, rejointe, gageons-le, par d'autres organisations de masse.SI LE RCD, LE FFS ET D'AUTRES FORMATIONS DITES REPUBLICAINES PENCHENT PLUTOT POUR UN BOYCOTT D'ELECTIONS VERROUILLEES EN PRESENCE DE BOUTEFLIKA, LES ISLAMISTES RESTENT POUR LE MOMENT ETRANGEMENT EN RETRAIT, ATTENDANT PEUT-ETRE UN SIGNE POUR SE DECIDER. MAIS TOUT CE QU'ON PEUT RETENIR DE CETTE PERIODE, C'EST L'INCONSISTANCE DE LA CHOSE POLITIQUE EN ALGERIE, GEREE PLUS PAR LES INTERETS PERSONNELS QUE PAR UNE REELLE VOLONTE D'UN CHANGEMENT QUI NE PEUT QU'ETRE SALUTAIRE POUR LE PAYS.


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