Sur les 104 751 demandes enregistrées durant les dix premiers mois de 2011, le consulat général de France à Alger a délivré 72 955 visas. Au cours de la même période de 2010, le nombre de visas délivrés était de 61 314, soit une progression de 19%.
C'est chiffres ont été communiqués, hier, par le consul général de France à Alger, Michel Dejaegher, au cours d'une conférence de presse donnée à la villa Jourdan à El Biar (Alger). M. Dejaegher était assisté lors de cette conférence de l'ambassadeur Xavier Driencourt.
Le consulat s'est donné, selon le conférencier, deux objectifs, à savoir la facilitation de la circulation des Algériens entre les deux pays, qui est la grande priorité, et la lutte contre l'immigration clandestine. Mais, depuis la mise en place de plusieurs dispositifs liés à la délivrance des visas, il y a eu une rallonge dans le traitement des dossiers. Le plus important de ces dispositifs est le prélèvement des empreintes digitales,
comme cela a été préconisé dans la législation en vigueur dans les pays européens de l'espace Schengen. Suivant les moyens disponibles, les services consulaires et leur sous-traitant arrivent à traiter 480 demandes par jour, alors que 950 rendez-vous sont donnés par téléphone quotidiennement aux candidats afin de déposer leur dossier. Le premier rendez-vous est obtenu au bout de 19 jours d'attente à la mi-octobre dernier.
Ce délai est ramené à dix jours actuellement. Des travaux d'élargissement des capacités d'accueil du service biométrie sont en cours pour permettre de traiter le maximum possible de demandes.
D'après M. Dejaegher, la hausse du nombre de visas délivrés au cours des dix mois de 2011 par rapport à la même période de l'année précédente s'explique par «une meilleure qualité des dossiers présentés». Pour mieux informer les candidats sur les procédures de demandes de visas, le consulat a considérablement développé son site internet et le site de son sous-traitant, TLS contacts.
«Ce travail a quand même donné des résultats», estime-t-il. Les résultats, c'est la baisse du taux de «refus techniques» (dossiers incomplets) des visas. Suivant les statistiques rendues publiques, le taux de refus global était de 21,7% durant les dix premiers mois de 2011, contre 27,8% durant la même période de 2010.
En plus du prélèvement des empreintes digitales, le traitement des dossiers est devenu lourd à cause de la mise en place d'un second dispositif qui est la notification écrite du motif de refus de visa de circulation, explique-t-on. Cette mesure est en vigueur depuis le 5 avril dernier.
Les raisons du refus
Le consul évoque deux principaux motifs de refus. Le premier est «le risque du maintien irrégulier en France»; le second renvoie au manque de ressources financières suffisantes aux candidats leur permettant de faire face aux frais générés par leur séjour en France. M. Dejaegher parle «d'appréciations' surtout quand il s'agit du «risque de maintien irrégulier en France», qui est synonyme d'immigration clandestine. L'appréciation, indique-t-on,
est faite sur la base de recoupement d'informations échangées avec les préfectures en France, confrontées à des «titulaires de visas court séjour résidant sur le territoire français».
Le filtre n'est pas irréprochable, reconnaît-il. L'orateur rappelle, d'ailleurs, qu'il existe plusieurs mécanismes de recours pouvant être déclenchés chaque fois que le demandeur de visa le juge nécessaire. «Les Algériens arrivent en premier, en France, dans les recours pour refus de visas», révèle-t-il. Le consulat général de France à Alger reçoit quotidiennement 600 demandes de visas au minimum, avec des pics, en été surtout, atteignant les 14 000 dossiers.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D C
Source : www.letempsdz.com