Les chiffres d'affaires du secteur des assurances durant le 4e trimestre
2009 sont positifs. Le montant du chiffre d'affaires réalisé est estimé à
quelque 19 milliards de DA par le Conseil national des assurances (CNA). La
note de conjoncture du marché des assurances, présentée hier par les
responsables du CNA, fait état d'une progression de l'ordre de 17,7% par
rapport à la même période en 2008. Paradoxalement malgré la suppression du
crédit à la consommation qui avait constitué, avant l'entrée en vigueur de la
loi de finances complémentaire 2009, la principale source de financement des
véhicules neufs, l'assurance automobile a connu, au 4e trimestre de l'année
dernière, un bond de 18%. 7,9 milliards de DA de chiffre d'affaires a été
réalisé durant cette période par le branche assurance automobile. La note de
conjoncture, lue par le secrétaire du CNA Abdelhakim Benbouabdallah, à
l'occasion d'une conférence de presse animée au siège du Conseil national des
assurances, à Alger, explique cette augmentation dans la branche auto,
essentiellement, à la souscription des garanties «dommages collision» et «tous
risques» dont les parts sont estimées respectivement à 28% pour la première et
30% pour la seconde.
Le secrétaire du CNA précise,
cependant, que les garanties facultatives dans l'assurance automobile qui
représentent près de 78% du portefeuille de la branche, contribuent à atténuer
le déficit constaté dans la garantie obligatoire «RC» (Responsabilité civile).
En matière d'assurance «IARD», la
note de conjoncture fait état également d'une importante hausse, de l'ordre de
23,8%, tirée principalement par la forte croissance marquée dans la branche
incendie (+45%) ainsi que dans la branche assurance construction qui a
enregistré une hausse de plus de 8%.
Idem pour l'assurance transport.
La branche a connu pareillement au 4e trimestre 2009, une augmentation de
l'ordre de 30,3% et qui est due à la hausse du chiffre d'affaires du transport
aérien au moment où l'assurance «des facultés maritimes» n'aurait connu, quant
à elle, qu'une augmentation de 8%. L'assurance agricole a, quant à elle,
«stagné» avec seulement une augmentation de 3%. La note du CNA explique cette
situation par le fait que le volume des primes à la production végétale qui
détient près de 85% du portefeuille, n'a pas vraiment bougé alors qu'en 2008,
il a connu un bond spectaculaire de plus de 98% pour cause du lancement du
crédit «Rfig» octroyé aux céréaliculteurs qui devaient souscrire préalablement
une assurance pour prétendre à un tel crédit.
Par ailleurs, comme il fallait
s'y attendre, l'assurance crédit a connu une baisse de 41% au 4e trimestre de
l'année dernière. La note de conjoncture indique que cette baisse est le
résultat de la «non reconduction de nombre de conventions arrivées à échéance
avec certaines banques et qui continue d'affecter le chiffre d'affaires de
cette branche en matière d'assurance du crédit à la consommation». La
suppression du crédit à la consommation et le «resserrement» du crédit par
certaines banques, dès les premiers mois de l'année en cours, n'a pas eu
d'incidence majeure sur l'assurance automobile, note t-on en soulignant que la
valeur globale des véhicules importés n'a baissé que de 3,3%.
A noter, par ailleurs, que le
marché des assurances reste toujours dominé par les compagnies traditionnelles
à savoir: la SAA, la CAAR, la CAAT et la CNMA qui détiennent 65% de parts de
marchés. Toutefois, la même source précise que, selon l'origine des capitaux,
le poids des compagnies à capitaux privés a atteint 23% au 31 décembre 2009
contre 20% en 2008.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Z Mehdaoui
Source : www.lequotidien-oran.com