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5e colloque algéro-sud-coréen Corée du Sud : un modèle économique à suivre



5e colloque algéro-sud-coréen                                    Corée du Sud : un modèle économique à suivre
La coopération bilatérale sur les plans économique et commercial n'avance pas au rythme voulu par les responsables des deux pays. L'ambassadeur de la Corée du Sud, M. Choi Sung-Joo, a saisi hier l'occasion pour rappeler que les investissements coréens restent encore minimes en Algérie.
La récente histoire des relations entre les deux nations, née il y a à peine 20 ans, constitue, selon lui, l'une des raisons principales qui expliquent ce niveau moyen des rapports économiques entre l'Algérie et la Corée du Sud. Hormis quelques projets de partenariat réussis tels que celui concrétisé entre le groupe Cevital et la firme Samsung et la construction des villes nouvelles de Sidi-Abdallah et de Boughezoul, les Coréens n'arrivent pas, pour des motifs multiples, à exprimer leur talent dans notre pays. Le volume des échanges estimé à 2,4 milliards de dollars dans lequel l'Algérie exporte du pétrole pour un montant de 1,2 milliard de dollars, ne fait que confirmer ce constat. Une chose est certaine, une volonté politique pour le développement de ces relations est affichée clairement par les deux parties.
D'où la signature en mars 2006 de la déclaration de partenariat stratégique entre les deux pays. Cet accord a donné naissance au mécanisme du 'Task force' qui regroupe pendant 8 sessions les opérateurs économiques et autres chercheurs des deux pays.
D'autres réunions de nature diverse sont également programmées à longueur d'année. Ainsi, un 5e colloque est organisé depuis hier à Alger. Cette rencontre a pour ordre du jour de faire le point sur les projets réalisés et les perspectives à cibler à l'avenir. L'agriculture, les télécoms, la pêche et la PME sont les secteurs identifiés pour des partenariats futurs. Le centre de développement des technologies avancées dont les travaux démarreront en 2012 est inscrit dans ce programme. Par ailleurs, plus de 700 cadres algériens dont 240 cadres supérieurs ont suivi une formation en Corée selon des spécialités demandées par notre pays.
Il faut reconnaître que l'expérience sud-coréenne, 11e puissance économique mondiale, sera bénéfique pour l'Algérie. Son modèle économique devrait inspirer les Algériens d'autant plus qu'à notre indépendance, les deux pays étaient au même niveau en termes de développement. Mais la Corée a opté pour un meilleur choix : un archétype économique orienté vers la PME. La stratégie développée a eu pour fondement les petites entreprises devenues par la suite de grands groupes et des géants mondiaux dans différents secteurs.
Ces derniers exportent actuellement vers le monde pour un montant évalué annuellement à 800 milliards de dollars. Le président du Forum des chefs d'entreprise (FCE), M. Réda Hamiani, présent à cette réunion, souhaite attirer d'ailleurs les Coréens vers la PME. L'idéal, pour lui, est de reproduire l'exemple du partenariat entre Cevital et Samsung et de l'élargir à d'autres opérateurs. Outre la réduction des contraintes bureaucratiques qui bloquent la réalisation des projets d'investissement dans notre pays, M. Hamiani estime que le modèle de croissance algérien devrait être revu. Il y a une dizaine d'années, l'Algérie a concrétisé, indique-t-il, des résultats sur le plan macroéconomique avec des dépenses publiques et un rôle prépondérant de l'Etat. Aujourd'hui, suggère-t-il, il faut se retourner vers l'entreprise qui demeure le seul segment créateur de richesses.
Car, d'ici à 2025, avertit le président du FCE, une baisse des recettes des hydrocarbures n'est pas à écarter.
Badreddine KHRIS
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