
Commençons par les chiffres. 225 000 nouveaux bacheliers vont rejoindre les bancs de l'université cette année.1,2 million de places pédagogiques vont être disponibles à travers le pays grâce aux 60 000 nouvelles qui vont être réceptionnées en septembre. Ces données vont permettre la prise en charge des 1,3 million d'étudiants que compte l'université algérienne. Ce qui fait dire au ministre, Mohamed Mebarki : «Nous ne devrions pas avoir de gros problèmes pour recevoir les étudiants», même si certaines villes connaissent quelques déficits.Une assurance que ne partagent pas les responsables de l'université des sciences et de la technologie Houari Boumediène de Bab Ezzouar, qui éprouvent la plus grande peine à prendre en charge 7000 nouveaux bacheliers, alors qu'ils avaient tablé sur 3000 inscriptions. Dans l'urgence, les responsables ont dû jongler avec les emplois du temps pour résorber la demande. Une situation que le ministre reconnaît à demi-mot : «Effectivement, il y a un peu de tension sur Alger imputable aux 25 000 bacheliers que compte la wilaya. Mais j'estime que si un amphi peut contenir une centaine d'étudiants, on peut en mettre 110 sans que cela porte préjudice à l'enseignement.» Les responsables de Bab Ezzouar apprécieront.Par ailleurs, M. Mebarki est revenu sur le système de l'orientation mis en place depuis des années. Un système qui résume un étudiant à une fiche de v?ux contenant une dizaine de choix et qui est l'objet d'une vive polémique depuis son application. Des professeurs estiment que le système pousse des étudiants dans des filières qui ne leur correspondent pas. Un avis que ne partage pas le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, qui estime que pour l'heure, il demeure le meilleur et le plus juste des instruments pour désengorger les filières les plus demandées, même s'il reconnaît que les critères mis en place peuvent être perçus comme une forme d'injustice par certains bacheliers.«Cette année par exemple, on a eu 102 000 reçus en sciences expérimentales ; si on leur laisse le choix, on est certain que 90 000 voudraient aller en médecine, ce qui explique qu'il nous faut ce système d'orientation qui est quelque chose de juste puisqu'il se base sur les notes obtenues au baccalauréat, un examen sérieux qui reflète les capacités de l'étudiant, étant basé sur des critères justes socialement, il est affiné, il est amélioré tous les ans et c'est de mon point de vue un bon système.» Et le ministre de rappeler que malgré l'orientation, plus de 56% des bacheliers, soit un étudiant sur deux, ont pu s'inscrire dans leur premier choix.Par contre, parmi les 110 000 bacheliers dont la moyenne est inférieure à douze, 80% ont été inscrits dans l'un de leurs trois premiers choix et 9 sur 10 dans l'un de leurs cinq choix. Enfin, 7700 bacheliers se sont vu proposer un onzième choix. «Nous leur proposons un onzième choix parmi les filières où ils peuvent être retenus et là où ils répondent à la note minimale. Sur ces 7700, une partie va accepter la proposition que nous leur avons faite. Les autres introduiront un recours que nous étudierons», a déclaré le premier responsable du secteur.Enfin le ministre est également revenu sur les ratés de l'introduction du système LMD. Mohamed Mebarki reconnaît que le système a été mal engagé et qu'il n'a pas pris en compte la réalité algérienne.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mesbah Salim
Source : www.elwatan.com