
Le service communication de la Gendarmerie nationale (GN) d'Alger, aidé par le commandant El Hadi Bachar de la section communication du Commandement national de la GN, a organisé une virée d'un arc ceinturant la capitale au profit de la presse nationale pour que cette dernière puisse constater de visu les moyens déployés afin de participer à la sécurité de la capitale.Cette visite a été organisée le 6e jour du mois sacré du Ramadhan qui coà'ncidait avec l'ouverture officielle de la saison estivale (1er juin). A rappeler que cette tournée n'a rien à voir avec l'attentat qui a ciblé le barrage de gendarmes dans les alentours de la ville de Larbaâ, dans l'est de la wilaya de Blida. L'invitation nous a été transmise bien avant cette attaque criminelle.Ce périple a débuté vers 17h30 au niveau du barrage fixe installé à Souichette, dans la commune de Rouiba (est d'Alger), sur le chemin de wilaya numéro 149. C'est un axe routier très important qui voit passer 40 à 45 000 véhicules/jour. Il relie les grandes agglomérations du littoral Est d'Alger et la RN24 à la RN5 et plus loin à la rocade Boudouaou-Zeralda et l'autoroute Est-Ouest. «Nous ne visons rien de particulier, mais ce barrage est installé à titre préventif», nous confie l'officier.La caravane arrive à 18h30 au fameux barrage de Zemirli, installé sur la rocade de Dar-El-Beà'da. C'était chaud entre automobilistes en infraction et les gendarmes qui ont installé un radar dans un véhicule banalisé. En 30 minutes, 7 infractions ont été relevées (dépassement de la vitesse autorisée à 80 kms/heure). Un jeune venant de Tizi-Ouzou, enregistré à 90km/heure, exige qu'on lui montre la preuve qu'il a transgressé la loi. Un imam, enregistré à 98 km/heure, a exhibé sa carte de diabétique pour expliquer au gendarme qu'il a roulé un peu vite parce qu'il a une hypoglycémie et qu'il voulait arriver rapidement chez lui pour se soigner. «Je conduis la prière des fidèles, je ne peux pas mentir», argumentera-t-il. Le troisième trouvera un argument imparable. «La Maruti ne peut rouler à 98 kilomètres à l'heure.»Le quatrième, un retraité qui roulait à 99 km/heure à bord de sa Clio, reconnaît, avec le sourire, qu'il n'avait pas fait attention. Il a eu droit à une leçon de morale sur la prudence de la part d'un lieutenant qui a l'âge de son fils. A l'intervention des journalistes, les gendarmes ont été cools et ont annulé les P-V de retrait de permis et ont laissé partir les quatre automobilistes avec le sourire. 21h30, au niveau du carrefour du Club-des-Pins, la circulation est dense. «C'est formidable. Vous voyez, je suis seule et je roule en toute sécurité», nous lance une dame d'un certain âge qui conduisait un 4X4. «Vous êtes dans un point hautement important. Vous devez certainement faire très attention à chaque instant.»Le commandant Bendali Braham Rachid, responsable de l'Escadron de la sécurité routière en charge du secteur, répond avec un sourire malicieux.L'officier nous explique ensuite la stratégie de la GN en matière de sécurité routière. «La sécurité routière en général incombe aux sections de sécurité routières, aux unités territoriales (brigades, ndlr) et aux escadrons d'intervention.» Justement, à hauteur de la mosquée de Palm-Beach, ce sont des éléments d'un escadron d'intervention qui ont dressé un barrage alors que les fidèles n'ont pas encore terminé les prières de tarawih. «Nous sécurisons également les lieux où les foules se rassemblent comme les lieux de prière», nous explique l'officier en place. A 22h40, il y avait du monde au port de Sidi-Fredj. Des familles accompagnées d'enfants en bas âge, de jeunes couples, des jeunes déambulaient sur la jetée ou sur les quais de ce port de plaisance. Nous avons questionné plusieurs personnes ainsi que des familles. Tout le monde reconnaît qu'il se sent en sécurité dans le port grâce la présence permanente des gendarmes. Mais les promeneurs n'ont rien d'autre à faire qu'emmagasiner de la fraîcheur marine ou languir sur les yachts à quai. Il n'y a ni café, ni restaurant, ni aucun autre lieu de convivialité.Le centre opérationnel de Cheraga du commandant Sahli-Houari est l'ultime étape de ce périple. C'est le cœur qui fait marcher le dispositif sécuritaire de la GN de la wilaya d'Alger. Il est presque minuit mais les appels sur le 1?055 sont incessants.L'appel arrive au centre, une cellule identifie le correspondant et une deuxième analyse la demande de la personne au bout du fil. C'est à partir de cette demande qu'une instruction est donnée à l'unité la plus proche du lieu des faits pour intervenir s'il y a lieu. Une autre cellule suit toutes unités en action sur le terrain et celles qui sont immobiles.Selon le commandant, le centre reçoit en moyenne 1?500 appels par jour. Durant le mois du Ramadhan, ce nombre a augmenté pour atteindre les 2?500 appels/jour.Selon l'officier, 3 éléments sont nécessaires à l'efficacité et la crédibilité du 1055, à savoir la demande, les moyens et l'intervention. C'est ce que le Groupement d'Alger veut démontrer aux citoyens à travers les médias.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abachi L
Source : www.lesoirdalgerie.com