
300 centres de dialyse dont 140 relevant du secteur privé existent en Algérie.Le sixième congrès maghrébin bi-annuel de néphrologie se tient depuis vendredi à Alger. Il coïncide avec le 23ème Congrès national de la Société algérienne de néphrologie, dialyse et transplantation.Ouverte jeudi après-midi, cette rencontre de trois jours clôturera ses travaux aujourd'hui. Elle aura permis aux nombreux participants du secteur médical, entre professeurs, docents, maîtres -assistants, résidents...d'examiner l'impact des maladies rénales chez l'enfant et l'adulte sur la société, du diabète, l'hypertension artérielle et la transplantation rénale.En Algérie, entre 4 000 et 4 500 nouveaux patients du domaine sont enregistrés chaque année. Chez notre voisin, la Tunisie, où s'est tenu le 5ème congrès du genre en mars 2014 à Djerba, 86% des malades sont traités par hémodialyse, alors que 3% le sont en dialyse péritonéale et 11% ont subi des transplantations rénales. Au Maroc, les proportions sont de 97% en hémodialyse, 0,7% en dialyse péritonéale et 2,4% qui ont subi une transplantation. En Mauritanie les pourcentages ne sont pas connus mais l'on sait qu'il n'existe en tout et pour tout que 1400 malades recensés.Concernant la Libye, aucune statistique n'est connue pour le moment, nous a-t-on assuré.Les thèmes de prise en charge, les réticences familiales et autres quant à une éventuelle transplantation rénale, fut-elle sur un cadavre, ont été parmi les points abordés et disséqués par les participants. En effet, une réticence tenace persiste quant à permettre une greffe sur un parent. Les gens ont peur et ne savent pas que l'être humain peut survivre avec un seul organe rénal. En 1956 en France, a déclaré un médecin à L'Expression, une urgence advint après la chute d'un ouvrier d'une échelle. Il se trouva que cette personne ne disposait que d'un seul rein. L'on sait également qu'une ou deux personnes sur une centaine de naissances viennent au monde avec un seul rein.Aussi, un sérieux travail de sensibilisation est-t-il à faire auprès de notre société, notamment dans les cercles religieux pour briser la fausse interprétation des règles de l'islam qui permet (justement) ce genre d'opération pour sauver une vie qui est un «don d'Allah» à sauvegarder, insistent les ulémas. Les greffes sur cadavres sont toutefois en voie d'être «dépassées» de nos jours en Algérie. Des donneurs, surtout au sein de la famille, sont prêts à passer à cet acte, a-t-on affirmé, sauf à de rares exceptions. Cependant, leur nombre reste largement insuffisant. Une volonté «puissante» de donner est requise chez le donneur familial et il n'existe aucun article de loi interdisant ou autorisant cet acte dans notre législation, a-t-on regretté. C'est le vide!Aujourd'hui, à peine 300 à 350 greffes sont opérées annuellement alors qu'il en faut environ 1000 par an. Aussi, les prélèvements sur cadavres restent-ils très importants puisqu'on enregistre quelque 3000 à 4000 décès suite à des accidents de la route. Ceci «offre» beaucoup de potentialités dans les services d'urgence des hôpitaux pour exécuter cette opération de greffe.Un greffe coûte environ 150 millions de centimes en Algérie où l'on recense à peine 1500 greffes rénales, depuis 1986, ce qui est «peu», a-t-on regretté. Pour faire «l'équilibre» a-t-on expliqué, il faut 1200 greffes /an. Par ailleurs, 50% des sujets sont diabétiques, 20 à 30% souffrent de tension artérielle et 20% ont des facteurs génétiques contre. Dans peu de temps, l'Algérie comptera entre 3 à 4 millions de patients souffrant d'insuffisance rénale.Il existe 300 centres de dialyse en Algérie, dont 140 relèvent du secteur privé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkrim AMARNI
Source : www.lexpressiondz.com