
Résumé : Amel est agréablement surprise de découvrir le cockpit d'un avion. Elle n'avait encore rien vu de si près. Ramzi lui explique certaines fonctions qui demandaient du savoir-faire et de l'expérience. On annonce l'embarquement, et le commandant s'apprête à accueillir les passagers.Il s'éloigne en laissant la jeune femme aux bons soins d'une hôtesse. Cette dernière lui adresse un sourire stéréotypé et lui demande si elle n'avait besoin de rien avant de se détourner d'elle. Amel avait l'impression qu'elle n'avait pas cessé de les observer elle et Ramzi, alors qu'il dégustait leurs jus. Muée par un instinct féminin qui ne trompe jamais, elle se retourne et la surprend en train de bavarder avec une autre hôtesse, tout en faisant des gestes indiscrets dans sa direction.Elle hausse les épaules. Elles sont sûrement en train de discuter de la dernière conquête de Ramzi. Elles sauront bientôt que pour cette fois-ci elles se trompaient sur toute la ligne.L'avion décolle. Amel se détend. Pour une fois elle n'avait ressenti que du plaisir en prenant le vol Constantine-Alger. Ramzi était aux commandes, et sa phobie s'était volatilisée.Elle ferme les yeux, puis les rouvre pour constater que le jeune homme était debout près d'elle. Elle lui sourit, et il se penche vers elle.- Alors comment te sens-tu '- Comme un poisson dans l'eau.- Tu veux dire que tu n'as pas eu peur de voyager dans un avion cette fois-ci '- Non. Je sais que c'est toi qui le pilote et que tu vas me mener à bon port.Il ébauche un sourire.- Et si c'était quelqu'un d'autre '- Comme pour les autres vols, j'aurais sûrement fait ma petite crise avant le décollage.- Le copilote est un ami. Il est très bien. Mais lui aussi avait souffert de ce mal avant de se décider à prendre lui-même l'initiative de piloter un avion. Pour vaincre la peur Amel, il faut aller au-devant d'elle. C'est une règle apprise sur les bancs de classe et elle vaut son pesant d'or.Elle le contemple. Les reflets du soleil couchant jouait dans ses yeux d'un vert pâle. Quelques mèches de cheveux gris, éparses, brillaient dans sa chevelure noire. Elle était avec le plus bel homme au monde.Ils atterrirent à l'aéroport Alger alors que la nuit commençait à tomber. Ramzi lui prend la main pour l'aider à quitter l'avion et les hôtesses lui souhaitèrent une bonne soirée, avec des sourires figés.Ramzi l'entraîne vers la sortie.- Où m'emmènes-tu donc ainsi '- Chez toi pardi ! Ou bien préfères-tu prendre un taxi 'Il avait encore cette lueur moqueuse dans les yeux.- Non. Non. Bien sûr que vais rentrer avec toi, balbutie-t-elle.Il se saisit alors de son bagage et ils se dirigèrent tous les deux vers le parking où était garé le véhicule de Ramzi.Trois quarts d'heure plus tard, Amel est chez elle. Elle se rend tout d'abord dans sa chambre et fouine dans ses bagages pour en retirer un grand paquet. Elle avait pensé qu'un petit cadeau pourrait amadouer sa mère. Elle lui avait donc choisi un beau foulard en soie à longues franges, une paire de mules dorées et un coupon de tissu en velours. De quoi confectionner une véritable tenue constantinoise.La vieille Djoher était au salon et suivait son feuilleton préféré.La jeune fille se met à côté d'elle et se verse un café avant de lui tendre le sachet contenant ses cadeaux.(À suivre) Y. H.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hanane HANNANE
Source : www.liberte-algerie.com