Alger - Revue de Presse

32 harraga débarqués au port d'Alger Sauvés après avoir passé quatre jours en mer



32 harraga ont été débarqués, hier, au port d'Alger par un patrouilleur des gardes-côtes de la marine nationale. Ils étaient en danger de mort, lorsqu'ils ont été secourus au large de la côte ouest. L'intervention des gardes-côtes a eu lieu à la suite de renseignements communiqués aux autorités faisant état de l'embarquement, mardi dernier, depuis la plage de Sidi Lakhdar près de Mostaganem, d'individus à bord de petites barques munies de moteurs de faible puissance. Le lieutenant-colonel Slimane Defairi, chef de la cellule de communication des forces navales, explique que «des unités de la marine se sont engagées, tôt la matinée du vendredi, dans une recherche effrénée dans la région et ce n'est qu'à 22 heures de la même journée que nos unités les ont retrouvés». Nos «harraga» se trouvaient à 4 miles au large de la ville de Ténès. Malgré qu'ils aient passé quatre jours en mer, ils n'ont fait que quelques miles, eux qui espéraient rejoindre les côtes ibériques. Ils ont épuisé les vivres et l'eau alors qu'ils venaient de commencer leur aventure suicidaire. C'est à cause des conditions météorologiques que leurs embarcations n'ont pu se diriger vers l'Espagne et ont dévié de leur chemin. C'est un peu ce qui motive les gardes-côtes et la marine nationale à sensibiliser ceux qui sont tentés par ce genre d'aventure qui, le plus souvent, finit d'une manière dramatique. La marine nationale avance que depuis janvier 2008 ce sont 419 harraga qui ont tenté une traversée vers l'Espagne ou vers l'Italie. Parmi ces derniers, il y a ceux qui ont tenté mais qui ont été pris avant qu'ils n'embarquent et les autres secourus ou interceptés en mer. Slimane Defairi ajoute que «rien que pour ce week-end, ce sont 103 harraga en tout qui ont été interceptés». Débarqués au port d'Alger de «El Mikdam (le hardi)», nom du patrouilleur qui les a récupérés auprès des gardes de la région de Ténès, samedi matin, pour les livrer aux autorités judiciaires, quelques harraga, dont deux pères de familles, ont été présentés à la presse et ont livré quelques détails sur une mésaventure qui a failli leur coûter la vie. Samir B., 25 ans, de la région de Mostaganem, choqué, un peu perdu, dira «j'ai vu la mort et je demande à ceux qui veulent tenter l'aventure de ne pas le faire». Il ajoute que la marine leur est venue en aide après leur appel de détresse. Il ajoute avoir payé quelque 10 millions de centimes aux passeurs. Son conseil aux jeunes: «ne tentez pas le diable». Samir B. a pourtant lui-même entendu des rescapés donner ce même conseil avant lui aux jeunes tentant la harga. Hésitant, il dira: «Il faut voir pour croire». Les témoignages des autres harraga vont dans le même sens. Heureux d'avoir échappé à la mort, ils jurent de ne plus «récidiver». Ils seront entendus aujourd'hui par la justice.
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