Les Algériens ne mangent pas bien. Ils préfèrent les produits gras et les
sucreries aux légumes et fruits. C'est ce qu'a confirmé le Professeur M. Atek,
lors du 3ème forum national de l'omnipraticien, tenu hier à la bibliothèque
nationale d'El-Hamma.
Le Professeur Atek a présenté, hier, devant 800 participants au 3ème
forum national de l'omnipraticien, les résultats d'une enquête effectuée en
2005, sur la « transition épidémiologique et impact sanitaire ». Cette enquête
fait apparaître un accroissement des maladies non transmissibles avec un taux
de 58 % contre 26 % pour celles transmissibles.
Les résultats ont également confirmé un déséquilibre nutritionnel chez
les Algériens, un facteur qui favorise l'apparition des maladies non
transmissibles tels que l'hypertension, le diabète et les maladies
cardiovasculaires « Il faut que les Algériens prennent conscience pour qu'ils
changent leur mode de consommation » a recommandé le Professeur en indiquant,
sur la base des résultats de l'enquête, que les Algériens consomment trop de
produits gras et de sucreries au détriment des légumes et des fruits.
Les omnipraticiens recommandent, dans ce sens, plus d'activité et de
sport ainsi qu'une nourriture saine (fruits et légumes), afin de réduire les
risques cardiovasculaires et le diabète qui fait rage dans notre pays à
l'instar des pays dits développés « Nous avons 1,5 million de diabétiques et 2
millions d'hypertendus » dira Salah Laouar, président du comité d'organisation.
Et d'ajouter « que l'Algérie compte chaque année 3000 nouveaux cas de cancer ».
L'ensemble des intervenants à ce forum ont insisté sur le fait que chaque
malade est un cas, ce qui nécessite une formation des omnipraticiens étant les
premiers responsables de la santé publique.
Cette rencontre leur permettra d'être au diapason des nouvelles
technologies dans le domaine de la médecine, des derniers traitements et des
derniers nouveaux modes d'intervention sur les différentes maladies qu'elles
soient non transmissibles ou transmissibles. Cette rencontre scientifique entre
praticiens de la santé a consacré la plus grande partie de ses travaux au volet
de la prévention.
« Le sevrage de tabagisme » a fait l'objet d'un symposium, et ce, pour
placer l'omnipraticien en 1ère ligne pour l'éradication du fléau. Il est
question également de prévenir contre le cancer en général et contre le cancer
du col de l'utérus en particulier.
Des formations préventives, recommandant le bon dépistage ou le dépistage
précoce, sont prévues et le recours à la vaccination fera l'objet d'un
symposium pour une meilleure lutte contre cette maladie.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com