«L'Algérie a reçu plus de 30 000 réfugiés maliens suite à la dégradation de la sécurité dans le nord de ce pays», a annoncé, hier à Alger, le ministre de l'Intérieur, Dahou Ould Kablia, en marge du onzième congrès national de l'Organisation national des moudjahidine.
S'expliquant sur la question malienne, Ould Kablia a rappelé la position algérienne à l'égard de cette situation : «L'Algérie ne se mêlera pas des affaires internes des pays voisins, et ce qui se passe au Mali est un conflit interne. Mais cela n'empêche pas l'Algérie de recevoir ses réfugiés». Il a souligné qu'avec les risques que court la région au niveau sécuritaire, l'Algérie «était obligée de prendre ses précautions en cas d'intervention d'urgence». Même cas pour ce qui est des frontières algéro-libyennes où notre pays a renforcé d'avantage ses dispositifs de sécurité en collaboration avec la Libye. Le ministre est revenu sur la participation algérienne lors de la conférence ministérielle régionale sur la sécurité des frontières tenue en Libye. Selon lui, l'Algérie était fortement représentée par rapport aux autres pays comme la Tunisie et l'Egypte. «On ne voit pas l'utilité de participer à la tripartite organisée en Tunisie, car tout a été fait lors de la rencontre de Libye. Ce deuxième rendez-vous était une chance pour que les autres pays, à l'image de l'Egypte se rattrapent.» Il a indiqué que la visite du ministre de l'Intérieur libyen est prévue pour la fin du mois de mars pour «mettre au point un accord sur la création d'un comité frontalier bilatéral». Comme réponse aux déclarations relatives à la guerre de Libération algérienne faites ces derniers jours en France, Dahou Ould Kablia a fait savoir que ce que les moudjahidine ont fait lors de la guerre de Libération n'était qu'une réponse à la violence du colonialisme français. «La France est arrivée en tant que force coloniale pour soi-disant civiliser le peuple algérien. Mais durant la guerre, la plus grande violence était du côté français. Ce que les moudjahidine ont fait n'était qu'une réponse à cette violence et ils avaient toute la légitimité pour cela», a indiqué brièvement le ministre comme réponse aux déclarations de la classe politique française et des historiens. Revenant sur les nouveautés de la scène politique algérienne, le ministre de l'Intérieur a annoncé que sept nouveaux partis auront leur agrément demain pour approcher en tout un nombre d'une trentaine de nouveaux partis. Pour les autres, qui n'ont pas tenu leur congrès, leurs dossiers sont en cours d'examen. «Au ministère, nous n'agréons pas des partis pour le scrutin du 10 mai. C'est une opération d'ouverture nouvelle. Ces partis auront un rôle qu'ils ne peuvent pas jouer dans les prochaines élections locales», a-t-il précisé. Pour ce qui est des recours enregistrés dans la région d'Ilizi, Ould Kablia a expliqué que ces recours au nombre d'une vingtaine de milliers avaient un délai à respecter. Toutefois, poursuit-il, la loi accorde la possibilité de présenter un recours devant la commission administrative locale qui est présidée par un magistrat. A cet effet, il a indiqué que ces recours ont été refusés à cause de manque des justificatifs nécessaires. «Le ministère n'a rien avoir avec cette affaire du moment où la loi a été respectée.» Les dossiers complets sont traités en moins de 48 heures alors que la loi prévoit un délai de 60 jours pour donner un agrément, a-t-il dit.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hassiba Abdallah
Source : www.lnr-dz.com