Une forte délégation de notaires algériens participera en octobre
prochain au 23e congrès africain de la profession dont les travaux se
dérouleront dans l'île Maurice.
L'Algérie a fait de sa participation aux différents congrès africains une
tradition pour «entretenir et renforcer l'expertise et la coopération entre les
pays du continent», nous dit le président de la Chambre nationale
algérienne de notariat. C'est d'ailleurs dans cet esprit qu'un grand nombre de
notaires ont été présents en mai dernier à Dakar, au Sénégal, et le seront dans
l'île Maurice du 26 au 30 octobre prochain. Maître Abdelhamid
Achite Henni note qu'Alger avait abrité en 2007 le 19e
congrès africain
Mais avant ce rendez-vous, une
délégation de 20 notaires a participé du 5 au 10 du mois en cours à la 28e
session de l'université du notariat de France qui s'est tenue au Futuroscope de
Poitiers. Ce déplacement répond à l'esprit du protocole de partenariat conclu
le 1er juin 2004 à Paris entre la chambre nationale des notaires et le conseil
supérieur du notariat de France. C'est au titre du volet formation de ce
protocole que les notaires algériens se mêlent aux travaux de leurs confrères
français. Les notaires algériens, faut-il le noter, participent aussi au
congrès français du notariat qui se tient chaque année à Porte-Maillot
à Paris. Ils font pour bénéficier de l'expertise française en matière de
procédures juridiques. A la fin de chacune de leurs rencontres, ils se mettent
à la disposition des ressortissants algériens pour leur assurer des
consultations juridiques à même de leur préciser leurs droits notariaux en
Algérie en vue de pouvoir les faire valoir et les défendre.
«L'université française du notariat constitue une rencontre importante
dans la vie de la profession. Elle regroupe plus d'un millier de participants, principalement
des notaires de France mais aussi des notaires venus d'Europe, d'Afrique et
d'Amérique Latine», nous précise le président de la chambre nationale des
notaires. C'est depuis 2004 qu'une délégation de 20 notaires algériens sont
envoyés annuellement en France, à Poitiers, pour une formation, un recyclage de
leurs connaissances, une mise à niveau et une adaptation de leurs textes, instruments
juridiques et procédures aux standards internationaux. «L'université constitue
un observatoire de l'évolution du droit, de la jurisprudence et un espace
d'investissement dans les connaissances pour s'adapter aux changements et
anticiper les évolutions législatives, économiques et sociales», explique leur
président. Il estime que ces rencontres constituent pour les notaires algériens
«un forum de formation par excellence, et un outil indispensable pour préserver
et garantir la profession».
Conviés pour participer à des
conférences et des ateliers «en relation avec l'actualité et animés par des
universitaires, des experts et des conseils de haut niveau», les notaires
algériens ont ainsi l'occasion, affirme-t-il, «d'approfondir leurs
connaissances et d'évaluer le niveau de leur expérience en terme de pratiques
notariales à travers les débats et échanges avec les différents participants». Pour
cette 28e édition, les hôtes de Poitiers se sont penchés sur le droit de la
famille à travers l'examen des techniques notariales en matière de «divorce à
l'amiable par-devant notaire et droit international privé de la famille (liquidation
du patrimoine successoral familial situé sur plusieurs pays et entre les
héritiers de différentes nationales)». Ils l'ont fait aussi sur le droit des
affaires «visant l'optimisation de l'investissement et de la fiscalité (comparaison
des statuts juridiques des nouvelles formes de sociétés, Entreprise
unipersonnelle à responsabilité limitée -EURL-, Société anonyme simplifiée -SAS-
et Société anonyme simplifiée unipersonnelle -SASU-) ». Le droit immobilier et
environnement est cet autre thème qui a été étudié dans ses aspects «actualités
du droit de l'immobilier, nouvelles mesures sur les ventes de l'immeuble saisi
ou hypothéqué et immobilier et environnement». En dernier, les notaires
étudieront les techniques modernes de gestion de l'étude notariale par le
développement de l'outil informatique, gestion comptable et financière, exercice
sous forme sociétale et enfin gestion de la clientèle. A la fin de cette
formation, les notaires présenteront un rapport de synthèse qu'ils feront lire
et examiner par leurs confrères en Algérie.
Maître Achite
Henni rappelle que «140 notaires des différentes des chambres régionales des
notaires ont bénéficié au cours du premier semestre 2011 d'une formation
spécialisée en droit immobilier et droit des sociétés, initiée par le ministère
de la Justice
et mise en Å“uvre par la direction en charge du programme d'appui à la réforme
de la justice».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ghania Oukazi
Source : www.lequotidien-oran.com