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21e SILA



21e SILA
Des universitaires ont réaffirmé samedi à Alger, en marge du 21e Salon international du livre (Sila), l'importance de "Combattre l'extrémisme" et de "favoriser le dialogue" interreligieux dans le combat contre l'islamophobie et en faveur de la coexistence des cultures.Réunis autour de "Islam et occident : du dialogue au doute", thème d'une rencontre tenue à l'occasion du le 21e SILA, l'universitaire Mustapha Cherif a estimé que l'image du monde musulman, telle que perçue en occident, était "aujourd'hui faussée", alors que les efforts pour la réhabiliter restaient, selon lui, "minimes".Il affirme que le monde musulman était "tenu" de restaurer son image, en même temps, dit-il, qu' "il se doit de respecter la diversité et les différences de l'Autre, et de protéger ses valeurs..." pour contredire les thèses qui présentent le monde musulman comme une entité en guerre contre les culture et civilisation occidentales.Professeur à l'université de Grenade, l'espagnol Rafael Ortega Rodrigo a, pour sa part, relevé que les musulmans établis en Europe étaient des "boucs émissaires" de la crise multisectorielle qui affecte le vieux continent, comme en témoigne, rappelle-t-il, le nombre important, en Europe, de publications racistes et xénophobes vis-à- vis des musulmans, selon ses propres propos.Pour cet universitaire, il convient "absolument" d' "intensifier le dialogue et la coopération" pour éviter, aujourd'hui, la "rupture" induite par les conflits religieux ou confessionnels.Pour l'écrivain et universitaire Smaïn Goumeziane, un conflit entre le monde musulman et l'occident serait aujourd'hui "suicidaire pour les deux parties": les musulmans établis en Europe et qui vivent une situation d'exclusion sociale seraient, affirme-t-il, les premières victimes de l'islamophobie, nourrie par l'insécurité.Pour éviter la confrontation entre ces deux mondes, l'ancien ministre du commerce algérien préconise un "apaisement par le dialogue". Un apaisement, qui ne doit pas faire l'économie, insiste-t-il, de "l'identification des responsables", occidentaux ou musulmans, des crises sécuritaires et sociales dans différents pays, ni des "propositions de solution (qui) donnent plus de liberté à tout un chacun".Rebondissant sur les propos de Goumeziane, Mustapha Cherif, a incité à redoubler d'efforts en matière de justice sociale et d'éducation pour former des "citoyens responsables" et construire une société "imprégnée de valeurs humanitaires communes".Annoncé par les organisateurs, l'universitaire tunisien Mohamed Habib Merzouki était absent de cette rencontre.Inauguré mercredi, le 21e SILA se poursuivra jusqu'au 5 novembre au Palais des expositions des pins maritimes avec encore au programme plusieurs rencontres thématiques en relation avec le livre.
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