L'année 2022 est une année charnière, car c'est l'année de l'économie, de la société et de l'environnement. Telle est l'option du Cnese, un organisme mis en place par le président de la République depuis 18 mois et dont la composante a été installée il y a seulement 2 mois. Le Cnese en tant qu'organisme national est défini par son président comme étant un «outil d'aide à la décision économique et sociale».Abdelhalim Benyellès - Alger (Le Soir) - Selon Rédha Tir, qui était hier l'invité de la Radio nationale Chaîne 3, la mise en place des institutions consultatives, dont le Cnese, intervient au lendemain de l'édification de l'arsenal institutionnel national, qui vient d'être parachevé par les dernières élections des assemblées locales. La mission du Cnese est de définir les priorités dans le cadre de la relance de la machine économique et la création de la croissance, soutient-il. Pour cela, il dira que le Cnese, en tant que conseiller du gouvernement et du président de la République, a préconisé tout un plan pour le dialogue public-privé, ce qui est un préalable, affirme-t-il, au vu de son statut d'« espace de dialogue et de concertation.'le Cnese a un rôle fondamental à jouer dans la réussite de la politique économique algérienne ». « Nous avons proposé aux autorités supérieures de l'Etat une relance économique par la concertation qui s'articule autour de trois axes fondamentaux», fait savoir Rédha Tir. Il s'agit, avant tout, de relancer le dialogue avec les responsables des entreprises publiques et privées, mais ceci doit passer par un dialogue «public-public», car le Cnese estime que le dialogue entre l'administration et les opérateurs publics est important.
Par ailleurs, le représentant du Cnese annonce qu'il y a des travaux qui ont été élaborés autour des secteurs publics marchands, industriels et autres, qui sont, selon lui, des travaux sur la structuration des capitaux marchands de l'Etat, qui interviennent avant les travaux liés aux différents relais de la politique monétaire et fiscale. « Ce qui est important pour nous, c'est d'aider les pouvoirs publics et de conseiller le gouvernement autour de ce plan de relance par la concertation », précise le président du Cnese. Donc ce dialogue doit aboutir à un diagnostic sérieux, juge-t-il, expliquant que l'investissement, c'est, avant tout, «instaurer la confiance dans un contexte marqué par les imprévisibilités», et caractérisé par « les risques financiers, géopolitiques, économiques et opérationnels».
Dans le domaine de l'investissement, Rédha Tir appelle à encourager la Banque d'Algérie à donner des privilèges aux entreprises « viables » pour des investissements « adéquats ». Par ailleurs, il citera un autre axe non moins important de la politique du Cnese, à savoir celui de l'emploi. À ce sujet, il rappellera les recommandations du président de la République pour un recrutement établi entre « 8% à 10% ». Et c'est dans ce cadre qu'il appellera les opérateurs à « recruter en période de risque et de crise ». L'Algérie dispose de beaucoup d'avantages, de ressources et de moyens, poursuit-il. Ajoutant que, sur le plan de la stabilité politique et institutionnelle, ceci dépend de la sécurité juridique des textes. Et c'est dans ce même contexte qu'il ajoutera que «l'un des volets importants sur lequel le Cnese travaillera est la réforme qui sera traduite par des textes « flexibles», des textes, dira-t-il, qui encouragent la transparence, l'honnêteté et l'intégrité de la transaction.
Ces réformes vont être appliquées à partir de l'année 2022. Et les objectifs visés sont le rétablissement des équilibres macroéconomiques, la maîtrise du taux de chômage et la maîtrise de l'inflation. Dans le cadre de la relance économique, le Cnese considère que la « privatisation partielle » qui consiste en l'ouverture du capital du secteur public vise la performance, mais tout en préservant l'intérêt public, rappelle l'invité de la Radio nationale.
Enfin, il abordera le volet lié à l'économie monétaire auquel le Cnese accorde une importance « capitale ». « Réformer la monnaie et tout l'arsenal qui tourne autour de la monnaie doit être privilégié par le programme du gouvernement avec l'implication de la Banque centrale », explique Rédha Tir. Et pour plus de précisions, il dira que la dualité du dinar pose actuellement un sérieux problème. Estimant, dans le même ordre, qu'au lieu d'inciter à l'investissement, la situation encourage l'informel et la surfacturation. Il rappellera, aussi, un «nouveau» phénomène lié à la sous-facturation dans les transactions commerciales à l'exportation.
A. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelhalim Benyellès
Source : www.lesoirdalgerie.com