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2011 : le processus de paix israélo-palestinien toujours dans l'impasse



2011 : le processus de paix israélo-palestinien toujours dans l'impasse
ALGER - Aucune avancée majeure n'a été enregistrée, durant l'année 2011, dans le processus de paix israélo-palestinien, toujours dans l'impasse en raison de l'accélération de la colonisation juive et des incessantes agressions israéliennes contre les territoires palestiniens.
Malgré l'admission à l'Unesco, qualifiée de victoire diplomatique historique, l'Etat palestinien indépendant peine à voir le jour et demeure le rêve de toute la nation arabo-palestinienne, déçue par l'attitude de l'occupant israélien, qui continue de compromettre les efforts de paix en poursuivant sa colonisation illégale dans les territoires occupés.
Principale pierre d'achoppement entravant toute reprise des pourparlers de paix israélo-palestiniens, la colonisation juive a été, à plusieurs reprises, condamnée par la communauté internationale, mais sans que celle-ci ne prenne de sanctions contre Israël.
Tout au long de l'année, l'occupant israélien a approuvé plusieurs projets de colonisation dans les différents territoires palestiniens occupés, notamment dans la ville sainte d'el-Qods et en Cisjordanie. A el-Qods occupée, il a intensifié sa politique de judaïsation de la Ville sainte pour effacer "son histoire et son cachet islamique".
L'Autorité palestinienne n'a de cesse dénoncé le silence de la communauté internationale face à ces pratiques israéliennes en particulier à el-Qods visant à s'emparer complètement de la Ville sainte et de ses caractéristiques historiques, archéologiques et arabo-islamiques.
A Ghaza, les Palestiniens continuent de subir les affres du blocus israélien, imposé depuis plus de cinq ans alors que cette enclave, ravagée fin 2008/début 2009, par une agression sioniste sanglante, fait l'objet quasi-quotidiennement de raids militaires meurtriers.
Selon les autorités palestiniennes, plus de 500 personnes sont mortes faute de soins ou de traitement à l'étranger, rendus difficiles en raison du strict blocus israélien.
Faisant la sourde oreille, l'occupant israélien refuse de lever cet embargo, malgré moult appels lancés dans ce sens notamment par le Quartette pour le Proche-Orient (ONU/UE/Etats-Unis/Grande-Bretagne).
Ce dernier a eu plusieurs réunions séparées avec des responsables israéliens et palestiniens qui se sont toutes soldées par un échec, l'occupant refusant toujours de respecter ses engagements notamment, la feuille de route proposée par le Quartette.
Ce document publié par le Quartette en 2003 exige à la fois "la cessation de la violence et un gel de la colonisation" israélienne ainsi que la poursuite des négociations de paix entre les parties en conflit.
La situation dramatique à Ghaza, la poursuite de la colonisation et l'incapacité du Quartette de faire pression sur Tel Aviv pour reprendre les pourparlers de paix, ont poussé les Palestiniens à recourir aux Nations unis pour demander officiellement l'adhésion de leur Etat.
Soutenue par de nombreux pays, la demande palestinienne avait été validée par le comité des adhésions du Conseil de sécurité des Nations unies mais elle est toujours en attente d'examen final.
En 2011, de nombreux pays africains, asiatiques, latino-américains et même européens, ont apporté leur soutien à cette démarche palestinienne. En revanche, les Etats-Unis ont brandi la menace d'opposer leur veto à l'admission de la Palestine aux Nations unies.
"Nous sommes à une étape cruciale dans notre bataille pour recueillir le soutien nécessaire à la reconnaissance en septembre prochain de notre Etat indépendant aux Nations unies", avait souligné récemment le négociateur palestinien Saëb Arekat.
Sur le plan interne, l'année 2011, prend fin avec l'espoir de parvenir à une entente nationale, notamment après l'accord conclu en avril dernier au Caire (Egypte) entre les différentes factions palestiniennes, dont le mouvement Hamas et le Fatah.
"Les divisions politiques (internes) ne servent pas notre intérêt commun", avait indiqué Arekat, appelant à la concrétisation rapide de la réconciliation nationale pour mettre un terme aux divisions internes et pour combattre l'ennemi sioniste qui profite des dissensions entre les Palestiniens pour commettre ses crimes.
Après des mois de tergiversations, le président Mahmoud Abbas et le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaâl ont engagé au Caire le chantier de l'unification des principaux mouvements palestiniens sous l'égide de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), dont les résultats seront connus d'ici à la fin de janvier 2012.
Si les différents termes de cet accord sont appliqués, les Palestiniens auront surmonté d'énormes obstacles pour aller de l'avant vers l'édification des institutions de leur Etat.
D'autre part, la libération des Palestiniens détenus dans les geôles israéliennes, était aussi un bon présage suite à l'accord conclu entre le mouvement Hamas et Israël.
Plus de 95 % prisonniers palestiniens détenus par l'occupant israélien ont subi de graves tortures, avait affirmé, en octobre, Abdennacer Ferouana, directeur des statistiques au sein du ministère palestinien en charge des Affaires des prisonniers.
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