L'histoire de la plus importante découverte archéologique de l'Algérie contemporaine avait débuté par des travaux de sondage sur le tracé du métro. Ces travaux ont par la suite mené à des fouilles plus élaborées en 2013.Ces dernières ont permis d'exhumer des vestiges historique qui englobent plusieurs périodes s'étalant de la période romaine, à la fin du premier siècle avant notre ère quand Alger s'appelait Icosium, à celle de la colonisation française, en passant par les époques byzantine et ottomane. Un édifice public pavé de mosaïques du Ve siècle et une vaste nécropole byzantine du VIIe siècle renfermant plusieurs dizaines de tombes ont ainsi émergé de ce chantier de 3000 m2. Un grand nombre de vestiges et de matériaux, souvent fragmentés, ont été récupérés, notamment un ensemble de 385 pièces de monnaies (des réaux, monnaies royales) et des outils de défense comme des «boules catapultiques».
Dans cette stratification de l'histoire, des parties de la mosquée Es Sayida, construite par les Ottomans, ont également été découvertes. Cette mosquée avait été rasée en 1831, au tout début de la colonisation française, afin de réaliser une grande place : la place du Roi, devenue ultérieurement place du gouvernement, et rebaptisée place des Martyrs après l'indépendance du pays en 1962.
Une partie de toute cette histoire et ces vestiges ont été mis en valeur grâce au concept station-musée qui s'inspire de l'expérience des musées italiens et grecs. Un lot d'objets mis au jour dans le cadre de ces fouilles a été exposé dans un musée classique à l'intérieur de la station. Les vestiges immobiliers ont été présentés dans un musée in situ, pour certains à plus de 7 m sous terre, et sur 1200 m2.
La partie exposée au public est un aperçu qui vise à sensibiliser les citoyens à l'importance des découvertes réalisées et à la nécessité de préserver les matières exposées. La station de métro de la place des Martyrs revêt un intérêt particulier au regard des fouilles et des vestiges archéologiques ayant été trouvés dans cette zone, les usagers et le grand public sont appelés à faire preuve de beaucoup de conscience pour préserver la station et les matières archéologique qui s'y trouvent.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saci Kheiredine
Source : www.elwatan.com