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200 employés crient leur colère SIT-IN DES TRAVAILLEURS DES TRAVAUX PUBLICS



Une lettre datée du 24 février 2013, a été adressée au ministre des Travaux publics, afin d'intervenir pour la prise en charge des revendications des travailleurs.
Plus de 200 employés ont observé hier, un rassemblement devant le siège du ministère des Travaux publics à Alger, afin de dénoncer, l'ingérence de l'administration dans les activités syndicales. Une situation qui a mené jusqu'à la suspension de sept membres du bureau du syndicat de la wilaya d'Alger et d'un autre qui a été muté arbitrairement, rien que pour avoir osé défendre les intérêts des travailleurs. «Nous avons une administration qui travaille hors des lois de la République au niveau des directions des travaux publics de la wilaya d'Alger et des autres wilayas du pays.», ont-ils regretté tout en exhibant des fiches qui sont toutes au dessous de la nouvelle grille des salaires fixant le Snmg à 18.000 DA /mois. Des employés ayant 25 ans de service et dont les salaires ont était figés à 9000 DA/mois. «J'ai cinq enfants et un salaire de 14.000 DA/mois. La prime de panier est restée à 14 DA/jours. Comment pourrai-je répondre aux besoins de ma famille'», s'est interrogé Mohamed âgé de 40 ans environ, qui s'exprimait sur un ton colérique. L'allocation familiale qui est 800 DA/mois, n'est versée qu'à la naissance d'un enfant, sans compter d'autres abus administratifs. «On est considéré comme des esclaves dans notre pays. Alors que le pays est libre depuis 1962 et l'esclavage est aboli depuis plus d'un siècle. Celui qui parle et agit pour ses droits est automatiquement poussé vers la porte», regrettent une dizaine d'employés qui scandait «Halte! El Hogra».
Selon des témoignages recueillis sur place, les employés ont une durée de travail de 8h par jour, mais, ils ne sont rémunérés qu'à raison de 4h/jour en plus de leur mobilisation durant les événements de cérémonies officielles comme les visites d'officiels étrangers ou locaux. Pis encore, les employés des travaux publics qui assurent le nettoyage quotidien des routes, se plaignent de l'absence d'un minimum de considération humaine et professionnelle. «Face aux risques de contamination des maladies qui proviennent des ramassages de déchets et des ordures, nous n'avons même pas le droit aux injections pour nous protéger des virus des animaux morts que nous ramassons dans les rues et quartiers», déplorent t-ils. 80% des 54.000 employés que compte le secteur des travaux publics, travaillent sous contrats et bon nombre d'entre eux, sont partis à la retraite sans bénéficier d'aucune assurance ni de sécurité sociale.
Par ailleurs, un important dispositif des éléments de la police nationale, a été déployé afin d'éviter tout débordement. Résumé à sept revendications essentielles, le mouvement de protestions réclame la réintégration immédiate des sept éléments du syndicat qui ont été suspendus arbitrairement, la révision du statut des travailleurs, la permanisation des employés dans leurs postes de travail, la prise en charge des accidents professionnels, où bon nombres d'employés sont morts dans l'exercice de leurs fonctions.
En dépit de l'annulation de la grève qui était prévue pour les 25, 26 et 27 février 2013, parce que déclarée illégale, le syndicat du Snapap, tendance M. Malaoui, a décidé d'organiser un autre sit-in national, dimanche prochain au siège du ministère des Travaux publics à Ben Aknoun, à Alger.
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