Alger

20% des diabétiques ne sont pas concernés par la sécurité sociale



Le 6e séminaire national sur l'ulcère du pied diabétique intitulé «traitement et prise en charge de l'ulcère du pied diabétique», a été organisé, hier, par LAD pharma en collaboration avec la Fédération nationale des associations des diabétiques à Alger.
Lors de cette rencontre, le président de la fédération, Nordine Bousseta, a indiqué que la commercialisation des plantes dites médicinales appelé «le traitement en phytothérapie», est néfaste à la santé des malades du diabète, que le seul moyen de guérison c'est la prescription de médicaments par le médecin traitant. «Le médicament doit être validé par le ministère de la Santé et le Laboratoire national chargé de la surveillance des médicaments, avant toute distribution ou commercialisation. Il faut cesser cette anarchie», a fait savoir Bousseta tout en appelant les diabétiques à éviter ce genre de traitement et à suivre le traitement et le régime prescrits par le médecin, ainsi que l'activité physique, tout en insistant sur l'auto-surveillance, parce que tout malade est médecin de lui-même. Soutenu par le PDG LAB pharma, A Djebbar, qui, à son tour a fait savoir «qu'il existe certains produits qui ne sont pas enregistrés, ni analysés, mais commercialisés dans le marché du médicament, ce qui est nocif pour la santé du citoyen». Le pied diabétique est un vrai problème de santé publique, et représente une urgence médicale grave pouvant aboutir à des amputations. En Algérie, le pied diabétique est pris en charge au niveau des services de diabétologie ou de médecine interne. A ce propos, il a souligné qu'en Algérie, d'après les statistiques du ministère de la Santé, ils sont près de 3 millions de diabétiques soit 10% de la population algérienne, dont plus de 200 000 sont atteints de l'ulcère du pied diabétique. Selon Boussetta, le coût du traitement d'une lésion du pied diabétique revient à environ 300 000 DA, tandis qu'une amputation frôle les 450 000 DA. Tout en confirmant que 5 à 10% des diabétiques subissent une amputation, 50% subiront une amputation de la deuxième jambe dans les 5 années suivantes avec un taux de mortalité de 50 à 60%. Notre fédération travaille à la prise en charge de ces malades, sachant que plus de 20% ne sont pas concernés par la sécurité sociale, nous, on fait de notre mieux pour aider cette catégorie. La fédération a beaucoup lutté pour les intérêts des diabétiques, à l'instar de la carte Chifa qui est devenue opérationnelle au niveau national, «la catégorie qui n'est pas concernée de la sécurité sociale est toujours exposée aux complications du diabète».
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