Alger - Revue de Presse

1ère session du Conseil national du FFS issu du 4e congrès



Aït Ahmed renouvelle sa confiance à Tabou Comme attendu, le président du FFS a reconduit, hier, Karim Tabou, en sa qualité de premier secrétaire du parti pour un mandat de deux années à l’issue de la première session du Conseil national issu du 4e congrès. Avec la grande sérénité que d’aucuns reconnaissent à l’homme historique, très au fait de la chose politique, Hocine Aït Ahmed a exhorté les membres de son Conseil national à dépasser leurs dérives objet, selon lui, de toutes les manipulations, en donnant l’exemple d’un dynamisme hors pair d’un parti politique sérieux au service non pas des intérêts partisans mais des aspirations profondes du peuple algérien. Pour le président du plus vieux parti d’opposition, «le plus grand succès du 4e congrès est d’avoir dressé un mur contre les pratiques de corruption et de violence». «Je n’ai pas à me plaindre de cette instance légitime et de ses rapports, soulignait-il, du moment qu’elle est appelée dès aujourd’hui et plus que jamais à se mobiliser aux côtés des citoyens et non pas à fonctionner comme un appareil, en s’ouvrant notamment sur la société civile, les syndicats et le mouvement associatif». En réaction aux deux derniers attentats suicide de Batna et de Dellys, Aït Ahmed, très averti, a évité de faire une lecture publique. Il a néanmoins estimé «très malheureux de vivre ces moments d’extrême violence alors que le pays dispose de tous les atouts pour sortir de la crise». «Ça suffit avec la politique du tout sécuritaire qui n’a abouti à aucun résultat», martèlera-t-il avant de s’interroger: «A quelle logique obéit l’installation massive de l’insécurité en Kabylie, une région où les espaces publics traditionnels sont respectés depuis la nuit des temps?»Â «Ni les Romains en cinq siècles, ni la colonisation n’ont étouffé la djemâa», fera-t-il remarquer en soulignant: «Nous devons passer du statut de l’indigène à celui de la citoyenneté qui en a fait un premier et un second collège». A cela, relançait-il, il fallait trouver des moyens politiques pour se rassembler, en faisant peut-être allusion à la dernière rencontre avec Abdelhamid Mehri et Mouloud Hamrouche. De son côté, Karim Tabou, fort de la confiance de son président, a immédiatement fustigé certains cadres du parti, en majorité d’anciens membres du Conseil national qui voulaient, à tout prix, prendre le pouvoir au sein du FFS. Alors que, se défend-il, l’alternance a été depuis toujours la règle démocratique à la tête du FFS. Ceci dit, le nouveau secrétaire national fixe d’emblée les règles du jeu pour les deux années à venir en avouant toutefois un déficit en communication. Il s’agit, en fait, d’une première au FFS, tous les débats au niveau du parti seront dorénavant enregistrés. «Je ne laisserais jamais le FFS devenir un lieu d’insulte ou d’invective», leur a-t-il fait savoir. Pour le jeune promu, il faut avoir par contre l’intelligence de décoder le message adressé par le peuple algérien aux dernières législatives du 17 mai.
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