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1er salon des diplômés à Alger



1er salon des diplômés à Alger
Satisfaction - «Je suis fier d'avoir créé mon propre projet professionnel parce que je me rends compte que beaucoup de jeunes talentueux hésitent et ont peur de l'entrepreneuriat», nous confie Hakim Iften, représentant de la société Motrio SNC auto.
Interrogé sur la question en marge du 1er salon des diplômés de la formation professionnelle qui a ouvert ses portes jeudi au Centre des loisirs et des activités scientifiques à Didouche-Mourad (Alger), Hakim nous répond avec beaucoup d'enthousiasme : «Je suis d'autant plus fier puisque j'ai pu contracter plusieurs conventions avec d'importantes sociétés spécialisées dans le domaine de la mécanique et autres, notamment la MFG (verre) de Meftah et l'opérateur Moblis».
Ce jeune entrepreneur a relancé cette activité en 2001 dans un cadre familial sachant que c'est un métier déjà exercé auparavant par son père. Interrogé sur son parcours, il nous confie : «J'ai obtenu mon diplôme en mécanique auto après 18 mois de formation au CFPA de Baraki. Bien entendu, grâce à mon expérience dans le domaine, j'ai décidé de lancer cet ambitieux projet.» A côté, nous avons remarqué la présence de trois jeunes diplômés (technicien en bâtiment, métreur et architecte) parmi les exposants.
«Nous avons créé une entreprise et avons mis sur les rails un nouveau projet sur le contrôle des travaux de bâtiment», nous confie un promoteur. Ce salon a vu la participation d'un grand nombre d'exposants spécialisés dans plusieurs activités, notamment la topographie, l'électricité, les travaux de bâtiment, l'esthétique et la couture. Ayant suivi le même parcours, Ouafia et Samira, titulaires d'un diplôme de technicien supérieur en esthétique au centre El-Feth de Birkhadem, respectivement en 2002 et 2004, travaillent aujourd'hui au centre de thalassothérapie de Sidi Fredj. «Nous avons prouvé nos compétences durant notre stage pratique de 6 mois dans cet établissement», nous indique Samira avec un large sourire. Pour Ouafia, le chemin est encore long : «Vu mon expérience, je veux créer mon propre salon d'esthétique qui me permettra de développer mes potentialités artistiques et de transmettre mon savoir-faire aux autres femmes du métier». Dès ce premier jour, ce salon a connu un engouement exceptionnel de nouveaux diplômés, de jeunes porteurs de projets en quête d'informations, d'étudiants et, surtout, de chômeurs. «J'ai 48 ans, je suis ingénieur en commerce international et technicien supérieur en informatique, fille de moudjahid, mais je n'ai jamais travaillé. L'Etat va-t-il me rembourser toutes ces années de chômage que j'ai passées à frapper aux portes '» s'interroge une visiteuse.


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