Alger - Revue de Presse

1er Novembre 1954 L’acte de naissance de la Liberté



1er Novembre 1954 L’acte de naissance de la Liberté
Publié le 01.11.2023 dans le Quotidien l’Expression

Parmi les résultats issus de la réunion des six chefs historiques, la définition de la date et du mot d’ordre du déclenchement de la révolution.
Les préparatifs pour la Guerre de Libération nationale étaient durs et minutieux pour aboutir à la nuit du déclenchement de cette guerre qui mènera l'Algérie à l'indépendance après près de huit années d'une guerre anticoloniale féroce.
Avant son déclenchement, les dernières retouches étaient apportées pour préparer lors des réunions des 10 et 24 octobre 1954 à Alger par le Comité des Six. Lors de la rencontre d'importantes questions ont été abordé définissant le plan du commencement de cette longue guerre. C'était lors de ces préparatifs que le pays a été divisé en six wilayas, c'est-à-dire au nombre des six chefs historiques.
Mohamed Boudiaf, Larbi Ben M'hidi, Mustapha Benboulaid, Krim Belkacem, Didouche Mourad et Rabah Bitat, sont ces six chefs originaires de différentes régions du pays, qui se sont réunis en toute discrétion le 23 octobre 1954, au domicile du moudjahid Mourad Boukechoura à Raïs Hamidou, ex-Pointe-Pescade (Alger), pour dessiner les contours de la Guerre de Libération nationale qui a ancré les principes de la lutte du peuple algérien au cours de l'histoire et a fait de son unité un impératif pour réaliser l'objectif suprême qu'est l'affranchissement du joug colonial et le recouvrement de la liberté et de l'indépendance.
Parmi les résultats issus de cette réunion historique, la définition de la date et du mot d'ordre du déclenchement de la révolution à travers tout le territoire national, outre la mise en place d'une carte militaire pour les sites de déploiement des forces françaises et l'adoption de la décentralisation dans la gestion de la révolution en accordant à toutes les régions la liberté de gestion en fonction des spécificités de chacune, tout en accordant la primauté de l'intérieur sur l'extérieur. Ils ont également convenu de la répartition de l'Algérie en six régions dirigées par, Mostefa Benboulaïd (1ère région - Aurès), Didouche Mourad (2ème région - Nord Constantinois), Krim Belkacem (3ème région - Kabylie), Rabah Bitat (4ème région - Centre) et Larbi Ben M'hidi (5e région - Ouest).
La désignation d'un commandement pour la région Sud a été reportée.
Ensuite, Mohamed Boudiaf rejoint le Caire en vue de prendre attache avec les membres de la délégation extérieure pour les informer des décisions prises et la diffusion de la Déclaration du 1er Novembre sur les ondes de «Sawt El Arab». C'est lors de cette réunion historique qu'a été également décidé l'attribution d'une appellation à la nouvelle organisation qui remplacera le Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA), à savoir le Front de Libération nationale (FLN) auquel il faut adhérer à titre individuel et non partisan. Ils ont convenu également d'appeler l'organe militaire du FLN Armée de libération nationale (ALN). Ainsi, la date du déclenchement de la révolution, le 1er Novembre 1954, marque un tournant décisif dans l'histoire d'une Algérie soumise au colonialisme féroce. Dans la nuit du 1er Novembre, des cibles précises sont attaquées par les moudjahidine à travers tout le territoire national. Ces attaques visaient des brigades de gendarmerie, des casernes militaires, des dépôts d'armes et d'autres objectifs stratégiques. À Azazga, Tigzirt, Bordj Menaïel et Draâ El Mizan ont enregistrées des attaques contre des cibles militaires dans la wilaya II. Quant à la wilaya IV, les attaques étaient concentrées au centre à savoir l'Algérois, Boufarik et Blida. Oran avait également rendez-vous avec le déclenchement de la révolution par des attaques perpétrées au niveau de la wilaya V. Au total, «le bilan des opérations armées contre les intérêts français dans toutes les régions d'Algérie dans la nuit du 1er Novembre 1954 s'élève, selon de nombreux historiens, à une trentaine d'opérations avec une dizaine de morts dans le camp français et plusieurs blessés, sans compter les pertes matérielles estimées à plusieurs dizaines de milliards.
Ikram GHIOUA

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