Un genre encore méconnu dans le pays
La 17ème édition du Marché international du documentaire, le Sunny Side Of The Doc s’est déroulée du 27 au 30 juin dernier, à la Rochelle, belle ville de la côte atlantique française où la population est particulièrement chaleureuse.
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Les professionnels internationaux de l’audiovisuel se sont donnés rendez-vous pas loin du vieux port, plus précisément sur l’espace Encan. La rencontre a réuni près de 1.989 participants, soit une augmentation de 8,4% par rapport à 2005. Parmi eux, on a pu compter près de 372 Commissionning Editors et acheteurs internationaux de 125 chaînes de télévision (chiffre croissant de 11% par rapport à celui de l’an dernier), 431 sociétés exposantes et 70 journalistes internationaux. De nouveaux pays, tels la Corée du Sud, Singapour et la Chine se sont joints à l’édition du Sunny Side Of The Doc de 2006. L’un des thèmes centraux de cette édition a été la question de la haute définition comme révolution dans le monde de l’image et des nouvelles technologies. La réalité de l’image devient une des exigences des diffuseurs internationaux aux Etats-Unis et au Japon.
La nouveauté de ce Marché, cette année, consiste en l’installation d’un village HD et d’une vidéothèque numérisée, ainsi que la transformation des archives en haute définition par l’INA (Institut national de l’audiovisuel). Le concours de la télévision japonaise NHK ainsi que l’Office national du Canada et des jeunes producteurs du Maghreb, encadrés par l’EURODOC, ont proposé une initiative inédite dans le cadre du Sunny Side.En effet, l’EURODOC a ouvert une nouvelle section de formation et d’accompagnement des jeunes producteurs issus du bassin méditerranéen (marocain, tunisien, palestinien, algérien, libanais etc...) dans le cadre de l’Union Européenne. Un producteur réalisateur algérien, Hocine Saadi était l’un des participants à ce Marché. Ce jeune algérien, trentenaire, reflète bel et bien le talent et la créativité de nos jeunes en Algérie. Cela dit, le genre du film documentaire reste méconnu dans notre pays. Il faut souligner que les jeunes producteurs français d’origine algérienne ont demandé que l’ENTV participe à ce Marché, car ils avaient des produits à lui proposer. Par ailleurs, France Télévision, sous la tutelle de Patrick de Carolis et Patrice Duhamel ont présenté les lignes directrices de la politique éditoriale de France TV depuis l’automne 2005. Le président du CSA a parlé d’harmonisation des programmes et de la diversité d’écritures concernant le genre du film documentaire.
Le film documentaire «Djamel et les autres» produit par France 2 et France 3, a été à l’honneur et rentre dans le cadre de cette nouvelle politique éditoriale.
Ce documentaire retrace la construction filmique de l’histoire des tirailleurs nord-africains durant la guerre 1914/1918. Sur les pas de Djamel Debbouze, le réalisateur algérien Mourad Aït Habouche raconte l’histoire, souvent occultée des jeunes tirailleurs (algériens, marocains, tunisiens, sénégalais, pieds noirs) qui ont participé à la guerre contre les nazis. Djamel et les autres s’investissent dans ce devoir de mémoire pour les générations fils et filles d’immigrés, tiraillés entre deux pays, deux cultures, en mal d’identité. Selon l’artiste Djamel Debbouze, l’histoire réécrite permettra de reconstituer un passé, mais aussi de vivre pleinement un présent et de construire un avenir en sachant pourquoi les enfants de l’immigration se retrouvent sous les couleurs, bleu blanc rouge.
Fatima Moussaoui
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com