Alger - A la une

14e partie



14e partie
Résumé : Amel accepte la proposition de Ramzi qui voulait lui faire découvrir l'authentique Cirta. Elle est de plus en plus émerveillée par cette ville qui ne cesse de lui livrer ses secrets. Fatiguée par sa longue balade, elle demande au jeune homme de la raccompagner à son hôtel. Mais ce dernier lui proposera de dîner avec lui.Elle se sentit encore gênée devant son regard, et ne put que répondre :-Je ne voulais pas t'accaparer davantage, Ramzi. Ta famille doit t'attendre.-Mais moi je veux t'accaparer encore, le temps d'un dîner. Allez, fais-moi plaisir Amel et accepte de m'accompagner au restaurant.N'ayant plus aucun argument pour s'éloigner de cet homme qui la troublait, la jeune fille garde le silence. Il lui prend alors la main et ils se rendirent dans une ancienne auberge de la ville, où on préparait des plats sur un feu de braise. Deux jours passent. Amel était déjà à la fin de sa mission. Elle se sentait un peu triste de devoir quitter Constantine. Cette ville l'avait charmée, lui avait fait vivre des moments heureux. Elle repense à Ramzi. Ils ne s'étaient pas revus ces deux derniers jours, mais le jeune homme l'avait appelée entre deux escales pour prendre de ses nouvelles.Qu'en sera-t-il quand elle rentrera à Alger 'Ramzi ne lui avait encore rien dit, et elle n'a pas osé formuler cette question qui, pourtant, lui brûlait les lèvres. Le téléphone sonne dans sa chambre et la voix suave du jeune pilote s'élève.- Amel ! Enfin tu es dans ta chambre !- Oui. Depuis au moins une bonne heure.- Que fais-tu '- Rien de spécial. Je rentre demain. Un vol de plus d'une heure, et cette fois-ci je n'aurai pas ta mère à mes côtés pour me tenir compagnie et me faire oublier ma phobie.Il rit.- Tu as peur d'un petit vol d'une heure alors que je dois passer quatre longues heures aux commandes d'un avion avant d'arriver à destination.- C'est long, quatre heures de vol.- Et là ce n'est que l'aller.- Ah !- Le retour ne se fera qu'après-demain en fin de matinée.- Tu seras donc absent durant deux jours.- Presque.- Cela doit tout de même être très agréable de découvrir ces contrées lointaines qu'on ne voit qu'à la télévision ou sur des dépliants publicitaires.- C'est l'un des côtés positifs du métier. J'aime voyager et découvrir l'inconnu.Amel se mord les lèvres avant de se hasarder.- Et tu penses rentrer quand à Alger '- Disons dans trois jours. Ma mère va sûrement vouloir m'accompagner- Cela va de soi. Elle va vouloir s'occuper de son grand garçon.Il rit.-Oui. Et je ne cache pas que cela ne me déplaît pas du tout. Ma mère me chouchoute et me gâte tellement qu'il m'arrive parfois de me sentir encore une petit garçon près d'elle.- Tu as de la chance, Ramzi.Il toussote.- Oui, je ne m'en plains pas. Même si j'aurais aimé me faire choyer par quelqu'un d'autre que ma propre mère.Amel se sentit rougir. Le combiné serré dans sa main, elle lance :-Quelqu'un d'autre comme...-Comme toi, Amel.-Je ne comprends pas.Il rit encore.-Tu es toujours aussi pudique. La prochaine fois que nous nous reverrons, je tenterai de te faire surmonter et ta phobie de l'avion et cet embarras maladif qui te caractérise dès que je te regarde dans les yeux.La jeune femme sentit son c?ur battre la chamade.-Nous nous reverrons '-Bien sûr, Amel. Tu ne penses tout de même pas que notre relation prendra fin aussi vite qu'elle a été conçue.-Non. Je pensais rendre visite à ta mère pour la remercier.-Eh bien, telle que je la connais, elle en sera ravie. Et moi encore plus.Amel sentit quelque chose remuer en elle.Est-ce l'émotion qui l'étreignait au point de lui couper le souffle, ou est-ce juste cette impression de devoir affronter un sentiment inconnu '-Amel. Tu es là 'Elle sursaute.-Oui. Je suis là.-J'aimerais te revoir à Alger, Amel. Si tu veux venir à la maison, préviens-moi.-Oui, bien sûr. Bien sûr Ramzi. Fais mes amitiés à ta mère et à Manel, et merci encore pour tout ce que vous avez fait pour moi. Cette fois-ci ma mission à Constantine a été un réel plaisir.- Nous aurons sûrement d'autres bons moments à partager ensemble. Rentre bien Amel.Il venait de raccrocher.(À suivre)Y. H.
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