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1 300 praticiens affectés au Sud et aux Hauts-plateaux en septembre



La novelle loi sur la Santé ne change pas vis-à-vis du statut obligatoire du service civil. Les médecins résidents sont obligés de passer ce service dans les wilayas du Sud et des Hauts plateaux. En effet, à partir du 5 septembre, 1 300 praticiens seront affectés dans les wilayas de ces régions selon les besoins.Selon un communiqué du ministère de la Santé, il est prévu d'affecter 1 300 médecins à partir du 5 septembre, et ce, pour couvrir les besoins sanitaires des régions du Sud et des Hauts plateaux. La nouvelle loi publiée dans le journal officiel, indique que le département de la Santé exige aux médecins spécialistes qui souhaitant exercer leur profession dans le secteur privé de passer le service civil dans les structures et institutions de santé publique. Il convient de rappeler que le Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA), qui avait annoncé le gel de la grève depuis un mois, avait lancé à nouveau son appel pour l'organisation d'un sit- in au niveau de l'hôpital de Mustapha Pacha d'Alger, le samedi du 14 juillet 2018 à 10h00.
Selon un communiqué du CAMRA, cet appel au retour à la contestation et du au silence qu'affiche le département de la santé vis-à-vis leurs droits. Les médecins résidents estiment que le gel de la grève n'apporte pas une grande chose pour le secteur, explique le communiqué du collectif. «Depuis le gel, les médecins n'ont absolument aucune nouvelle ni n'ont reçu de contact de la part de la tutelle malgré les nombreuses demandes d'audiences formulés et réceptionnés par le ministère?, souligne le communiqué du collectif.
La même source explique que : «Voilà maintenant plus de deux semaines que les médecins résidents algériens ont décidé, après 8 mois d'un mouvement de protestation pacifique et historique, que ce soit de par la ténacité, la solidarité et la maturité des résidents, le gel de la grève comme ultime preuve de bonne foi et de bonne volonté à solutionner un conflit qui n'a que trop duré, et en réponse directe aux promesses du ministre de la Santé en personne, formulée sur les ondes de la télévision nationale, garantissant la reprise du dialogue au lendemain de la reprise du travail».
«Ce gel ne se fait malheureusement pas sans douleur dans certains services, ou les résidents subissent quotidiennement menaces et intimidations, allant parfois jusqu'à de véritables représailles éhontés et mesquins». Il est à rappeler que le ministre de la santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui, avait déclaré le mois passé que «le gouvernement continuera de travailler sur le dossier des médecins résidents jusqu'à ce qu'on trouve des solutions satisfaisantes».
En marge de la clôture de la session ordinaire 2017-2018 du conseil de la nation, le premier responsable du secteur avait affirmé au sujet des médecins résidents qui étaient en grève durant plus de huit mois, que son département ainsi que le gouvernement travaillent toujours pour aboutir à des résultats satisfaisants. Concernant le programme de dialogue entre les représentants des ces praticiens de santé, M. Hasballaoui avait indiqué que cette question concerne le ministère et les médecins résidents, et que ce programme sera décidé prochainement, avait-t-il ajouté.
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