Ain-Temouchent - Revue de Presse

Waâda de Sidi Rabeh à Ain Temouchent)



Renouer avec les origines La commune de Sidi Ben Adda ( ex-Trois Marabouts durant l’ère coloniale) était le théâtre d’une grandiose waâda, organisée annuellement en hommage à son saint patron Sidi Rabeh, un de ces trois marabouts érigés au centre du village à vocation agricole.  Cette fête traditionnelle, abritée dans un champ aménagé à l’orée d’un carrefour d’une route de circulation, a duré deux jours, à partir de mercredi soir. Deux tentes furent dressées par les services de l’APC pour y accueillir les visiteurs qui affluaient de tous les horizons de la wilaya et les estivants de passage. 56 chevaux, très bien décorés à la tradition de la cavalerie ancestrale et répartis en plusieurs groupes, émerveillaient le grand public dans leur course et leurs cavaliers, dont des jeunes, brandissaient les fusils et déclamaient des poèmes. Les déflagrations du baroud remémoraient aux jeunes l’époque où l’émir Abdelkader avec son armée parcoururent cette région. A côté de ce spectacle, les marchands de confiserie traditionnelle (halwa) auront réalisé un bon chiffre d’affaires. De jeunes pratiquants du sport traditionnel « matrag « ont ébloui les spectateurs par leurs mouvements et ont prouvé que ce sport méritait d’être revalorisé et homologué. Le plus attrayant a été la troupe folklorique, les « chyoukh « avec leur « meddah «, qui a su, avec le langage du terroir ( trab), drainer une immense foule hétérogène, de vieux, de jeunes et d’enfants. Tout un chacun y a trouvé son goût. Tantôt, il chantait un hommage au prophète et aux saints patrons, tantôt il s’introduisait dans le monde des Antar et Abla. Alliant l’art à la manière, le meddah a réussi, tant bien que mal à soutirer quelques sous des poches des jeunes abattus par le chômage et venus se défouler. Au sein du village, la troupe folklorique Ouled Sidi Rabah était au rendez-vous en offrant des danses et des chants en apothéose avec l’occasion. Même si la waâda avait perdu un peu de ses ingrédients, l’essentiel était qu’elle avait offert un plateau plein de méditation afin que le peuple renoue avec ses origines authentiques et avec les principales composantes de sa personnalité dont disait l’Emir à Bugeaud : « Si tu savais la valeur de la vie bédouine, tu me comprendrais mais tu l’ignores.   z Sadj
tout ce que je peut dir que tu nos attrebuer plus des information pour le marabou sidi rabah boukabraine
hasni - chomeur - oran, Algérie

09/03/2011 - 12291

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