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Naftal/ Aïn Temouchent : Une soixantaine de salariés mis au chômage au village de Aïn Beïda Actu Ouest : les autres articles



Naftal/ Aïn Temouchent : Une soixantaine de salariés mis au chômage au village de Aïn Beïda Actu Ouest : les autres articles
Chez SARG, les gestionnaires expliquent qu'ils ne veulent pas du contrat en processing.
Le conflit commercial entre Naftal et les opérateurs privés d'enfûtage de gaz butane vient de se traduire par la mise au chômage d'une soixantaine de salariés dans le village de Aïn Beïda, commune de Hammam Bou Hadjar. Il s'agit d'employés en fin de contrat auprès de l'entreprise SARG, cette dernière n'étant plus alimentée en gaz butane pour avoir refusé de se soumettre aux nouvelles conditions contractuelles imposées par Naphtal. Mais encore, les consommateurs de la région, en ces jours de grand froid, sont pénalisés. Ainsi, la bouteille de butane qui devait être cédée à 200 DA est payée, lorsqu'on a la chance de la trouver, à 250DA, au minimum. En effet, Naphtal qui supplée à la SARG la cède aux revendeurs agréés par cette dernière à 200 DA l'unité au prix du consommateur dans la mesure où ces revendeurs ne sont pas en relations contractuelles avec Naphtal.
De la sorte, le revendeur greffe aux 200DA sa marge bénéficiaire. Chez SARG, les gestionnaires expliquent qu'ils ne veulent pas du contrat en processing, c'est-à-dire de vendre du gaz pour le compte de Naphtal en raison de l'utilisation des bouteilles B13 de cette dernière: «D'abord, nous ne voulons pas d'un retour de fait à la situation de monopole du temps de l'économie administrée tel que Naphtal est en train de le mettre en place. D'autre part, puisque l'argument de Naphtal tient aux bouteilles B 13, nous, nous disposons en bien propre un parc de 60 000 bouteilles. Ce que nous demandons, c'est que Sonatrach nous vende au même titre que Naphtal du gaz en vrac à hauteur de notre parc en bouteilles et de leur rotation par année.
De cette façon, Naphtal sera certaine que nous n'utiliserons pas ses bouteilles. Par ailleurs, nous sommes décidés à acquérir progressivement un quota de 100 000 bouteilles de façon à lever toutes les contraintes. Il reste maintenant à savoir ce que va décider l'autorité de régulation à laquelle Sonatrach a transmis notre demande». Nos interlocuteurs contestent l'idée de devenir «prestateurs» de service de Naphtal: «Nos confrères qui ont accepté la nouvelle situation sont en train de se mordre les doigts! Naphtal veut faire de nous ses prestataires de services même avec notre parc en bouteilles alors qu'auparavant elle nous monnayait l'utilisation des siennes, si toutefois on veut considérer que ce sont les siennes puisqu'elles avaient été vendues aux consommateurs. Que ne nous ne paie-t-elle, elle aussi, dans la nouvelle situation qu'elle impose, la location par elle de nos bouteilles. N'a-t-elle pas engrangé en 4 ans par le biais de ce procédé trois milliards de DA de chez les opérateurs privés '»
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