Quatre tonnes de kif saisies depuis janvier 2006
Le lieutenant-colonel Aïdaoui Réda, commandant du groupement de gendarmerie de la wilaya de Aïn Témouchent, a tenu à signaler que quatre (4) tonnes de kif ont été saisies depuis le 1er janvier 2006 et que 320 harraga ont été arrêtés durant la même période, la plupart victimes d’escrocs et autres repris de justice.
C’est finalement devant un parterre composé, entre autres, de quelques centaines de lycéen(ne)s du lycée «Maliha Hamidou» de Ain Témouchent, que s’est déroulée dernièrement, la journée de sensibilisation sur les dangers de la drogue et de l’émigration clandestine, à l’initiative du groupement de la gendarmerie nationale, agissant en collaboration avec différentes parties concernées par ces phénomènes. Avant de passer la parole à une psychologue relevant de son secteur, Mlle Boukaoula Zohra en l’occurrence, le lieutenant-colonel Aïdaoui a tenu à signaler que ses services ont réussi à saisir pas moins de quatre (4) tonnes de cannabis, depuis le 1er janvier 2006 à ce jour.
Quant à la psychologue, elle mettra l’accent sur les effets pervers de la drogue et autres psychotropes, qui se traduisent «par des troubles parfois irréversibles sur la santé psychique des toxicomanes.» Selon elle, pas moins de 55.594 jeunes qui s’adonnaient aux stupéfiants à travers le territoire national, ont eu maille à partir avec la justice, parmi eux 4% de filles, dont 3% d’étudiantes.
«La seule valeur sûre, assène-t-elle, est le savoir», en s’adressant à ces futurs universitaires.
Parmi les actions entreprises par l’Action sociale, la santé et le CIAJ, citons respectivement, la création d’un SAMU social et d’un centre de désintoxication de prise en charge des malades de la drogue, ainsi que des mesures incitatives visant à orienter les jeunes en fonction de leurs qualifications, pour les aider à concrétiser leurs ambitions.
S’agissant du volet de l’émigration clandestine, un imam invité à contribuer à cette journée, a rappelé, à ce sujet, que «l’Islam interdit à quiconque de mettre fin à sa vie», faisant allusion aux Harraga, qui n’hésitent pas à risquer leurs vies. «C’est l’acte d’une personne qui a perdu toute conscience de la réalité et des valeurs religieuses», a-t-il affirmé, avant de s’en prendre aux «opportunistes et autres mécréants, qui profitent de la détresse de certains jeunes égarés». Intervenant sur ce plan, le lieutenant-colonel Aïdaoui a fait état, outre l’arrestation d’une centaine d’escrocs, repris de justice pour la plupart, qui auront profité de la naïveté des candidats à l’émigration clandestine, parmi eux 320 Harraga sauvés de justesse d’un sort qui s’annonçait funeste pour eux.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com