En 1957, l'armée française avait assassiné
11 personnes toutes appartenant à la grande famille des Meçabih à Aïn Izdiel,
une localité relevant de la commune de Hassasna actuellement et qui a fait
l'objet de la visite de M. Mohamed Bouderbali, wali de la wilaya d'Aïn
Témouchent, mercredi passé. Une stèle commémorative s'impose en ce lieu
historique où un attentat à la bombe a été perpétré par l'ALN contre une jeep
et qui s'est soldé par la mort d'un officier de l'armée française.
La visite est venue à point nommé car Aïn
Izdiel vient de bénéficier d'un programme communautaire de développement rural
intégré multisecteur. Il est piloté par la conservation des forêts de la wilaya
d'Aïn Témouchent. Ce thème fédérateur sera l'objet d'une rencontre régionale à
l'école d'agriculture et pendant laquelle des participants auront à se
prononcer sur plusieurs volets du PPDRI concernant la consistance des projets,
les mesures d'accompagnement incitatrices, le contrôle et suivi sur le terrain
et les «impacts attendus en terme de création de ressources pouvant assurer une
subsistance pérenne», comme l'a si bien souligné M. Mohamed Bouderbali. «Le
PPDRI doit être conçu sous l'angle de la consolidation à caractère économique»
en premier plan et social en second lieu à même de mettre à la disposition des
habitants d'Aïn Izdiel toutes les commodités qu'on trouve en milieu urbain.
Ainsi, un montant de plus de 42 millions de
dinars devrait être injecté dans ce douar d'environ 60 habitations. Un citoyen
a fait savoir au wali que les occupants ne disposent pas d'actes de propriété,
une situation qu'a héritée M. Bakhti, le nouveau maire, et vis-à-vis de
laquelle il s'est engagé pour régler le problème. Le village va subir une
modernisation à l'issue de laquelle les habitants vont bénéficier de beaucoup
d'avantages: l'eau potable, l'évacuation des eaux usées, une salle de soins, la
réfection d'un stade, une annexe administrative, le revêtement de la voirie,
une agence postale, la construction de bergerie collective, l'acquisition
d'équipements aratoires, d'élevages ovins, bovins et apicoles. L'Etat n'a pas
lésiné pour mettre les moyens nécessaires et suffisants, faudrait-il aussi que
l'enveloppe allouée soit consommée pour les besoins urgents et vitaux de toute
la collectivité. Les PPDRI doivent réussir là où d'anciens programmes ont
échoué comme à Reaïda et Chahabna, à Oued Sebbah et Oulhaça.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com