Pour cette saison estivale, la location chez l'habitant a connu un succès inégalé.Si la demande a augmenté, c'est surtout l'acceptation de cette formule par les habitants qui est la plus notable. Dans cette formule à l'algérienne, l'estivant n'habite pas vraiment avec l'habitant, ce dernier lui abandonne carrément sa demeure pour aller, le temps de la location, résider chez un parent. C'est ce qui a été constaté particulièrement chez les familles à revenu plus que modeste. Quant aux estivants, nombre d'entre eux acceptent l'habitat qu'ils trouvent à louer même s'il s'agit d'une méchante bicoque, sans confort et à la limite de la salubrité, se contentant surtout du plaisir de goûter aux joies de la mer.
Cependant, bien qu'encadrée juridiquement, cette formule a continué à fonctionner dans l'informel, les bailleurs craignant le mode déclaratif pour ses éventuelles implications en matière de redevances fiscales. Aussi, c'est plutôt par sondage auprès des municipalités, très impliquées dans la gestion de la saison estivale, que l'administration du tourisme dispose d'une évaluation approximative de ce qu'il en est. Hammam Bou Hadjar, qui, depuis des décennies, thermalisme oblige, est la première à avoir inauguré la formule, demeure l'une des premières communes au hit-parade des cités où la formule rencontre le plus de succès. Viennent ensuite Béni-Saf, Rachgoun et Bou-Zadjar qui, elle, figure pour la première fois parmi les communes où la location en saison estivale atteint des sommets. Elle est talonnée par la daïra d'Oulhaça qui risque de passer parmi les premières l'année prochaine. Enfin, fait remarquable, nombre d'estivants ont versé des arrhes à leur bailleur afin de s'assurer une réservation pour l'été 2014. Question hébergement encore, cette année a été remise au goût du jour, l'ouverture des écoles et la transformation de leurs salles de classes en dortoirs pour l'accueil des enfants du Sud du pays.
Ainsi, pas moins de 46 écoles de zones côtières ont été converties en centres de colonies de vacances. Cependant, fait nouveau, la reprise de cette formule s'est opérée non sans une précaution de taille afin de prémunir les établissements des dommages matériels qu'ils subissaient auparavant. En effet, les municipalités concernées ont signé des conventions avec les organismes locataires, lesquels ont déposé auprès d'elle un chèque de garantie pour couvrir toute dégradation. Enfin, question fréquentation des 19 plages ouvertes à la baignade, une évaluation établie par la Protection civile fait ressortir qu'au 31 août, ce sont 7 330 375 personnes qui y ont été. Mais, à bien y regarder, si l'on ajoute le nombre de ceux qui ont fréquenté la plage de Sidi-Boucif, bien qu'interdite à la baignade pour raison de pollution, ce chiffre dépasserait allègrement les 8 millions.
Cependant, pour d'aucuns, à compter le précédent ministre du Tourisme, la formule utilisée pour réaliser le décompte des estivants mène à une aberration consistant à confondre nombre d'estivants et la fréquentation des plages. En effet, le calcul opéré est identique à celui qui évalue le nombre de manifestants dans la rue, soit la multiplication de la superficie de la plage par le taux d'occupation au m2. Or, ce qui est valable dans un cas ne l'est pas forcément dans l'autre. En effet, pour citer un exemple, une famille d'estivants qui se fixe sur une plage durant 15 jours est comptabilisée 15 fois au lieu d'une seule. Or, la majorité des estivants ne se rendent pas à la plage pour une seule journée. Signalons enfin que la saison a été endeuillée par quatre décès noyade au niveau, tient-on à préciser, des plages non surveillées ou en dehors de l'horaire de surveillance.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kali
Source : www.elwatan.com