Ain-Temouchent - Revue de Presse

...et «Jil Es Salam» ressuscite à Aïn Témouchent



...et «Jil Es Salam» ressuscite à Aïn Témouchent La scène artistique et culturelle au niveau de la wilaya d’Aïn Témouchent vient d’être renforcée par la renaissance de l’association «Jil Es Salam», réputée dans le chant populaire et social dit «El Ghiwan». Cette troupe qui a été créée au début de l’année 1983 et après un parcours mi-figue, mi-raisin, elle a carrément quitté la scène et cessé ses activités artistiques pour reprendre ensuite ses animations en 1988, décrocher des prix de niveau appréciable et participer à des concours locaux et régionaux. Les collégiens des établissements scolaires se rappellent encore des prestations du groupe lors des soirées animées dans les lycées et les colonies de vacances. L’ensemble musical est formé de six éléments : Hamada pour le Tam-tam, Tabghouna pour le bendir et le chant, Said pour la mandole, Houari le bassiste et enfin Abdelkader pour le goumbri. Selon l’animateur de la troupe Hamada, leurs compositions sont très influencées par le style musical des troupes marocaines «M’chaheb», «Djil jillala» et «Nass EL Ghiwane». Les paroles traitent de l’actualité quotidienne du citoyen et de la société. C’est pour cette raison que le message est simple et bien compris par l’auditeur. C’est un style de la chanson engagée qui accompagne l’évolution de la société et permet d’éduquer et d’orienter nos jeunes contre la délinquance en appelant à l’attachement aux valeurs nationales et culturelles. Les paroles et la musique sont l’œuvre des membres de la troupe qui ont en préparation un album comprenant six (06) chansons dont les paroles relèvent du nationalisme, social et medih (religieux) et le Gnawi. Durant ce mois sacré qui s’annonce, «Jil Es Salam» donnera cinq spectacles musicaux s’inscrivant dans le programme ramadanesque arrêté par le secteur de la culture d’Aïn Temouchent. Le public temouchentois sera, certainement au rendez-vous. Les jeunes se défouleront dans cette musique «Ghiwane» dominée par les percussions des bendirs et du tam-tam. Pour les adultes, ce sera l’occasion de se souvenir du style «Ghiwane» marocain qui a enflammé, pendant des années, les mélomanes de la région. Sachant que Aïn Temouchent est le berceau d’un brassage culturel qui gère, sans complexe aucun, les variantes de genre et de style. Sur le plan culturel, la troupe «Jil Salam» dont le siège se trouve au niveau de la Maison de la culture, milite pour l’organisation d’un festival national du «Ghiwan».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)