Ain-Temouchent - Revue de Presse

El Haouat Oual Qasr représentée à Aïn Témouchent



Des talents prometteurs Dans la représentation qui a été donnée à Aïn Témouchent, sitôt dépassée l?exposition, El Haouat oual qasr a commencé à se laisser voir. Aïn Témouchent. De notre correspondant Est-ce l?absence d?un public nombreux qui avait rafraîchi l?allant des comédiens ? Possible. Il reste que le spectacle n?opérait véritablement que lorsqu?il oubliait d?être verbeux et que le jeu de scène prenait le dessus ou encore quand la musique de Souhali Salim submergeait l?espace scénique, insufflant une épaisseur dramatique et l?émotion. C?est que, quitte à faire de la peine à Omar Fetmouche, la parabole, dans son adaptation du Pêcheur et le palais de Tahar Ouettar, est cousue de fil de blanc. Ses lourdes allusions font que le discours prend le dessus sur la fable, un discours d?une banalité confondante sur l?état du pays. Du coup, l?on se demande pourquoi le pourtant subtil Abbar Azzedine est allé en tirer matière à représentation, même si on lui reconnaît d?avoir plus qu?honnêtement rempli son contrat. Ce qui gêne surtout, c?est l?inconsistance du personnage principal. Son ingénuité, qui aurait pu émouvoir, laisse froid, empêchant qu?on s?identifie à lui et à sa cause. Car, qu?avait cet hurluberlu de pêcheur à vouloir réconcilier un monarque avec ses sujets dont il est et qui, pour la circonstance, se met en tête de lui faire présent d?une féérique trouvaille ? Kamel Ferrad, qui le campe sans génie, se démène sans convaincre. Son personnage n?est ni du clan des méchants ni de celui des bons ou des opprimés qui d?ailleurs, tels que représentés, n?inspirent aucune sympathie. Mais ce que l?on peut surtout reprocher à Ferrad, c?est de n?avoir fait montre d?aucune complicité avec ses partenaires, demeurant prisonnier de ses habitudes de « monologuistes ». Et, au bout du compte, ce sont les personnages secondaires qui ont été les mieux servis. Principalement par le métier d?un Dehimi Mohamed Tayeb, Allaoua Zermani ou la verve d?un Bouhafs Nasser. Quant à la pléiade de nouveaux comédiens que le Théâtre régional de Constantine (TRC) a alignés, soit une douzaine sur les seize distribués, ils sont assurément prometteurs. C?est peut-être là l?essentiel de cette production : l?ouverture du TRC sur de nouveaux et jeunes talents.
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