Bouteflika n’accepte «ni report ni manquement»
Le président Bouteflika a consacré, hier, dans le cadre des audiences des membres du gouvernement, une séance au secteur des moudjahidin durant laquelle il a donné des directives pour un suivi et une aide spécifique et permanente en faveur des moudjahidin qui ont payé un lourd tribut pour libérer le pays.
«Les efforts consentis à l’égard de la génération de Novembre-54 constituent un droit et un gage de reconnaissance et de fidélité envers elle», soulignera le chef de l’Etat qui a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de «relancer la mission de l’écriture de l’histoire et d’en faire une responsabilité nationale qui n’accepte ni report ni manquement». L’examen de ce secteur a porté en premier lieu, selon l’APS, sur la prise en charge sociale, médicale et psychologique des veuves de chahids, moudjahidin et ayants droit, avant que ne soient abordées les réalisations à caractère scientifique et intellectuel et les actions relatives à la recherche, avec, pour objectif la préservation de la mémoire nationale en général, et de l’histoire de la résistance et de la guerre de libération en particulier. L’audition du ministre des Moudjahidin a permis au président Bouteflika de connaître les mutations quantitatives et qualitatives enregistrées dans ce secteur qui a vu son budget de fonctionnement passer de 31.694.869.000 DA en 1999 à 107.786.583.000 DA en 2007, soit une augmentation de l’ordre de 240%. Ces fonds conséquents ont été dégagés pour prendre en charge les principales préoccupations des moudjahidin et des ayants droit, à travers les augmentations successives des pensions qui leur sont allouées ainsi que par la multiplication des outils d’intervention en matière de prise en charge psychologique et médicale spécifique. Le budget consacré aux pensions est passé de 26 milliards de DA en 1999 à 78 milliards de DA en 2007, soit une augmentation de 194%. Dans le souci de réhabiliter la catégorie des moudjahidin et des invalides et notamment les invalides qui nécessitent une prise en charge médicale particulière, le secteur a bénéficié de plusieurs projets à caractère social. Parmi les 11 centres de repos inscrits, 6 ont été réalisés à Tipaza, Aïn Témouchent, Ghardaïa, Mostaganem, Sétif et Nâama, les 5 autres étant en cours de réalisation à Bordj Bou-Arreridj, Tamanrasset, Bechar, Adrar et Tiaret, l’extension de 9 centres de repos dans les wilayas de Guelma, Biskra, Jijel, Saïda, Taref, Mascara, Ghardaïa, Aïn Defla et Aïn Témouchent. Le département de Chérif Abbès a aussi bénéficié de l’aménagement de 6 centres de repos à Jijel, Tébessa, Saïda, Biskra, Aïn Defla et Ghardaïa et enfin l’équipement de 14 centres de repos dans les wilayas de Jijel, Guelma, Saïda, Biskra, Tébessa, Taref, Aïn Defla, Khenchela, Ghardaïa, Aïn Témouchent, Tipaza, Tamanrasset, Bechar et Adrar. A cela, il faudrait ajouter l’aménagement et la réalisation de 16 salles de kinésithérapie dont 5 réalisées dans les wilayas de Guelma, Saïda, Mascara, Aïn Defla et Aïn Témouchent, les 11 autres étant en cours de réalisation à Annaba, Tiaret, Constantine, Skikda, Tlemcen, Relizane, El-Bayadh, M’sila, Batna, Tizi-Ouzou et Naâma et l’aménagement de 5 annexes du Centre national d’appareillage à Guelma, Aïn Témouchent, Oran, Tébessa et Naâma. Le secteur des moudjahidin a acquis également 25 ambulances mises à la disposition des centres de repos des moudjahidin et du centre national d’appareillage et l’acquisition de deux (02) bus ateliers au profit du Centre national d’appareillage. Le bilan présenté au président Bouteflika énonce également le lancement des travaux d’aménagement et de restauration de 40 cimetières de chouhada et l’octroi d’aides financières annuelles estimées à 50.000.000 de DA au profit des associations à caractère historique. Les efforts du secteur portent actuellement sur l’aménagement et la restauration de 100 centres de torture parmi les 886 recensés à travers le territoire national qui resteront un témoin de l’atrocité coloniale. S’agissant du travail mémoriel, consacré à l’écriture de l’histoire, plus de 300 ouvrages ont été édités ou réédités et un support audiovisuel a été confectionné en langues arabe, française et anglaise pour retracer des étapes historiques de l’Algérie allant de 1830 à 1962, auxquels s’ajoute le travail effectué par 38 cellules de recherche constituées d’historiens et d’experts activant au sein du Centre national pour la recherche sur le mouvement national et la Révolution du 1er Novembre 1954. Enfin, il est prévu la création d’un centre de recherche à la mesure de la résistance héroïque du peuple algérien et de sa guerre de libération, et d’un Conseil national scientifique chargé d’élaborer une encyclopédie de la glorieuse Révolution de Novembre.
Saïd Farhi
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com