Une barrière sujette à polémique à Sidi-Safi
S’il est un sujet sur lequel ne tarissent pas les Sidi-safiens, c’est bien celui de la barrière et des chaînes placées face aux logements d’enseignants mitoyens de l’école «El-Akhdari», et censées interdire cet espace aux marchands de fruits et légumes.
Il faut rappeler que trois ans auparavant, ces mêmes marchands qui cohabitaient avec quelques poissonniers sur ces mêmes lieux, relevant de la commune de Sidi Safi, dans la wilaya d’Aïn Témouchent, en avaient été délogés, après avoir engagé un bras de fer de plusieurs semaines avec les autorités locales. Le démantèlement des abris de fortune, où ils exerçaient leur commerce, avait laissé quelque temps ce village sans marché de fruits et légumes, véritable régulateur de la «mercuriale» imposée par les commerçants sédentaires. Beaucoup comme Mohamed, avaient pensé que «les pouvoirs publics allaient pourvoir au manque de marché et désigner un autre lieu propice à cette activité.» Il faut croire qu’ils ont pris leur désir pour une réalité, car rien n’est venu les conforter dans cette idée. Avec le temps, ces commerçants ont réinvesti les lieux, d’abord un par un, jusqu’à redonner un semblant de marché quotidien au village, avec cette fois plus de respect pour l’hygiène. Même les déchets étaient enlevés en fin de journée. Seulement, ils se sentaient à l’étroit, d’autant plus qu’une stèle y a été érigée à la mémoire de Chouhada et qui se retrouva prisonnière de cageots et divers objets plus ou moins hétéroclites. Si l’on ajoute à cela la circulation automobile qui n’a pas été déviée, il y avait de la menace dans l’air, surtout pour les écoliers qui s’apprêtent à rejoindre leurs classes dès le mois prochain. Heureusement, que la garde communale veille. Tous ces problèmes persistent et il semblerait que les enseignants se soient plaint de la nuisance sonore que leur imposent ces commerçants, dont certains se croient obligés de vanter leurs marchandises à la criée. D’où la pose d’une barrière, peinte cette fois en rouge et blanc, sur le bord du trottoir et tout le long de leur bloc d’habitations. Conséquence immédiate, certains commerçants ont été ainsi délogés de facto. Et de réclamer un endroit plus propice à leurs activités. Il est vrai que cette barrière a créé un no man’s land, qui est à l’origine d’une véritable polémique. A l’origine, les bordures du trottoir, peintes pourtant en rouge et blanc, (cérames), avaient été renforcées par un panneau d’interdiction d’arrêt et de stationnement, mais en vain. «Veut-on nous envoyer faire nos emplettes à Béni-Saf?...», dira une ménagère énervée. Un riverain souhaitant l’anonymat dira: «Le trottoir n’est-il pas un lieu commun? En l’isolant ainsi, ne change-t-on pas sa vocation?» Une question à un dinar: ces enseignants qui ne doivent pas rouler sur l’or et qui se sont ainsi barricadés, où vont-ils faire leurs emplettes?...»
Madani Mohamed
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com