L'administration à Aïn Témouchent est accusée par les entrepreneurs locaux d'être particulièrement tracassière.
Il n'est pas peu fréquent que soient déclarés infructueux les avis d'appel d'offres du bâtiment, des travaux publics et de l'habitat à Témouchent. Les entreprises ne soumissionnent plus en masse les marchés publics, non pas parce qu'ils seraient devenus pécuniairement inintéressants mais pour de tout autres raisons. On cite, à titre d'exemple, la désertion de la wilaya par les entreprises qui s'y étaient installées lors de la reconstruction de ce que le séisme avait démoli fin 1999. A cet égard, à l'époque, seule Témouchent à travers la région disposait d'un vaste et alléchant programme de chantiers. Depuis, les wilayas environnantes sont, de ce point de vue, bien plus attractives.
Ainsi, regrette-t-on même la réalisation de 4000 places pédagogiques et 2000 lits au profit du centre universitaire, pourtant alléchante mais, se trouvant la seule pour les grosses entreprises, risque de demeurer à l'état de projet pour longtemps. Mais l'explication ne réside pas là seulement, l'administration à Témouchent est accusée par les entrepreneurs locaux d'être particulièrement tracassière. Par ailleurs, faute de communication institutionnelle sur l'activité et l'action des pouvoirs publics locaux, d'aucuns des habitants de la wilaya déplorent l'immobilisme en matière de développement. Cependant, du côté des chiffres, le dada de l'administration, qu'en est-il de ceux du programme quinquennal 2010/2014 ' Pour ces cinq années, ce sont 84,8 milliards de DA qui sont mobilisés, soit 20 de plus que pour le quinquennal précédent et quatre fois plus que pour 1999/2004.
Des projets piétinent
Si 83 projets sont déjà réalisés, 168 sont en voie de réalisation alors que 80 non encore lancés sont l'objet des procédures administratives pour les mettre en chantier. Il s'avère, selon une estimation de l'administration, qu'entre le moment de la notification d'un projet par Alger et la confection du cahier des charges pour sa réalisation, il se passe en moyenne cinq mois alors qu'entre l'approbation de ce cahier et celle du marché de réalisation, il s'écoule quatre mois. Cependant, entre la notification et la passation du marché, la durée moyenne n'est pas de 9 mois mais de seulement 7, ce qui en fait une durée incompressible. En fait, note-t-on, c'est en certains secteurs plutôt qu'en d'autres que les projets piétinent. Il en est ainsi de ceux confiés à des directions d'exécutifs qui n'avaient pas l'habitude de gérer la réalisation des projets de leur secteur et qui, en conséquence, ne disposent pas d'un personnel qualifié pour ce faire.
Ainsi, 80% des appels d'offres de la Jeunesse et des Sports sont infructueux. Mais, de manière générale, sur ce plan des ressources humaines, Témouchent a perdu les cadres qui se sont formés lors de la reconstruction d'après-séisme dans une wilaya qui était sous-encadrée qualitativement du fait de n'être née qu'après 1985. Soit, ils ont été promus ailleurs grâce au savoir-faire qu'ils ont acquis sur le terrain des opérations, soit qu'ils ont été admis à la retraite alors que la relève n'a pas été assurée.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kali
Source : www.elwatan.com